
Au Niger, le parquet a requis cinq ans de prison ferme et 5 millions de francs CFA d’amende contre l’avocat et activiste Abdourahamane Lirwana. Il comparaissait mardi 6 octobre devant le Tribunal de grande instance hors classe de Niamey, dans une affaire liée à des publications sur les réseaux sociaux.
Me Lirwana est poursuivi pour « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public », sur le fondement de l’article 31 de la législation nigérienne sur la cybercriminalité. Les poursuites font suite, selon plusieurs sources, à une publication Facebook du 12 septembre dans laquelle l’avocat évoquait notamment la situation de l’armée nigérienne.
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Arrêté après une convocation à la Police judiciaire le 21 septembre, il a été placé sous mandat de dépôt le lendemain et détenu à la maison d’arrêt de Niamey. La défense a contesté la procédure et demandé le transfert du dossier devant la Cour d’État, une requête rejetée. Les avocats de Me Lirwana ont ensuite choisi de ne pas plaider et lui ont conseillé de garder le silence, estimant que ses droits n’étaient pas suffisamment garantis.
Des organisations de défense des droits humains, dont la FIDH et l’OMCT, ont de leur côté dénoncé une détention qu’elles qualifient d’arbitraire et appelé à sa libération.
Le procès a été mis en délibéré. La peine requise par le parquet ne constitue donc pas encore une condamnation. La décision finale du tribunal est attendue prochainement.
Patrice Assiongbon Sowanou















