Nigeria : “L’invitation mortelle” , disparition de deux femmes, suspect abattu et une affaire qui hante encore l’opinion
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C’est une histoire digne d’un thriller criminel, mais elle est bien réelle. Une invitation luxueuse, un message d’alerte glaçant, une arrestation tardive… puis la mort du principal suspect. Plus d’un an après les faits, la disparition de deux jeunes femmes au Nigeria reste entourée d’ombres et d’interrogations.
Un homme recherché, une nouvelle vie au Nigeria
Selon plusieurs médias nigérians, dont Punch Newspapers et The Nation Nigeria, Andrew Amechi Ochekwo, 51 ans, possédait également la nationalité britannique et était recherché au Royaume-Uni depuis mars 2023 pour une affaire d’agression sexuelle présumée commise en Angleterre en 2019.
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Toujours selon la presse nigériane, l’homme s’était installé à Aba, dans l’État d’Abia, où il menait une vie aisée dans le quartier d’Ogbor-Hill. Les médias locaux décrivent un individu se présentant comme homme d’affaires prospère, capable d’inspirer confiance et d’attirer des jeunes femmes avec des promesses de luxe et de soutien financier.
Une invitation séduisante qui vire au drame
Selon les informations relayées par Punch Newspapers et Vanguard Nigeria, les deux victimes Celine Ndudim, 23 ans, et Abigail Afiba Tandoh, 28 ans ont été invitées à séjourner chez lui en avril 2024.
La presse rapporte qu’Ochekwo aurait envoyé des messages vocaux WhatsApp promettant transport, hébergement dans une maison luxueuse de six chambres et séjour « agréable ». Les deux amies acceptent la proposition et quittent Port Harcourt pour rejoindre Aba le 27 avril 2024.
Quelques heures après leur arrivée, selon la famille citée par Vanguard Nigeria, un message d’alerte est envoyé :
« L’homme nous a kidnappées ! Appelez la police. »
Ce message sera le dernier signe de vie connu des deux jeunes femmes.
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Une disparition signalée, une réaction jugée lente
D’après Punch Newspapers, la sœur de Celine, Tessy Ndudim, a alerté la police et dénoncé une réaction initiale jugée trop lente des autorités locales. L’enquête ne devient active qu’après une pétition adressée au commandement de la police de zone 9 à Umuahia.
Arrestation et silence du suspect
Le 8 mai 2024, la police nigériane interpelle Andrew Ochekwo à son domicile, selon les communiqués relayés par The Nation Nigeria. Aucun signe des deux femmes n’est retrouvé.
Les médias rapportent qu’en détention, le suspect garde le silence total, refusant de coopérer avec les enquêteurs.
Rumeurs de traitements de faveur et transfert à Abuja
Selon Vanguard Nigeria, des rumeurs circulent rapidement sur des conditions de détention privilégiées. Une pétition est adressée à l’inspecteur général de la police Kayode Adeolu Egbetokun, qui ordonne le transfert du suspect vers Abuja pour une enquête plus approfondie.
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Mort controversée lors d’un transfert
Le 31 mai 2024, la police annonce qu’Ochekwo a été abattu lors d’une tentative d’évasion dans l’État de Benue, selon les déclarations officielles relayées par Punch Newspapers.
Cette version suscite immédiatement scepticisme et colère chez les proches des victimes, qui s’interrogent : comment un suspect menotté et escorté a-t-il pu tenter de fuir ?
Une découverte macabre qui relance l’angoisse
Le 3 juin 2024, selon Vanguard Nigeria, un corps féminin mutilé est découvert dans les buissons. Le cadavre, en état de décomposition avancée, est enveloppé dans un tissu similaire aux rideaux de la maison du suspect.
Aucune identification ADN publique n’a été annoncée à ce jour.
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Une affaire toujours sans réponse
Selon les familles, citées par plusieurs médias nigérians, aucun procès ni conclusion officielle n’a été rendu public. Les deux femmes restent officiellement portées disparues.
La mort du principal suspect a laissé derrière elle une affaire sans aveux, sans vérité judiciaire et sans réponse claire.
Rédaction DUNIA NEW’S.













