ONU : la Russie et la Chine bloquent la prolongation du mécanisme de surveillance des sanctions contre l’Iran

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ONU : la Russie et la Chine bloquent la prolongation du mécanisme de surveillance des sanctions contre l’Iran

New York – Un nouveau bras de fer diplomatique a opposé les grandes puissances au Conseil de sécurité des Nations unies. La Russie et la Chine ont opposé leur veto, jeudi 17 septembre 2026, à un projet de résolution soutenu par les États-Unis visant à prolonger le mandat du groupe d’experts chargé de surveiller l’application des sanctions internationales contre l’Iran. Malgré un large soutien au sein du Conseil, le texte n’a pas pu être adopté en raison de l’opposition des deux membres permanents.

Un texte soutenu par une large majorité

Selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux, le projet de résolution a recueilli 11 voix favorables, tandis que deux pays se sont abstenus. Toutefois, les vétos russe et chinois ont suffi à faire échouer son adoption, conformément aux règles du Conseil de sécurité.

Le texte prévoyait de prolonger pour une année supplémentaire le mandat du panel d’experts associé au comité chargé du suivi des sanctions visant l’Iran. Ce groupe avait pour mission de surveiller les éventuelles violations du régime de sanctions, d’enquêter sur les réseaux de contournement et de fournir des rapports indépendants aux Nations unies.


Moscou et Pékin contestent la base juridique du mécanisme

La Russie a justifié son veto en affirmant que le maintien de ce dispositif ne reposait plus sur une base juridique valable. Moscou estime que les dispositions de la résolution 2231 relatives au dossier nucléaire iranien ont expiré et que le mécanisme de surveillance ne devrait donc plus être maintenu. La Chine a soutenu une position similaire, dénonçant ce qu’elle considère comme une instrumentalisation politique du Conseil de sécurité.

Cette divergence reflète un désaccord plus large entre les puissances occidentales, d’une part, et Moscou ainsi que Pékin, d’autre part, sur l’interprétation du régime international de sanctions appliqué à l’Iran depuis le rétablissement des mesures onusiennes en 2025.

Les Occidentaux redoutent un vide de surveillance

Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et plusieurs autres pays ont exprimé leur inquiétude après ce vote. Selon eux, la disparition du panel d’experts risque de réduire considérablement la capacité de la communauté internationale à surveiller les éventuels contournements des sanctions et à documenter les activités liées au programme nucléaire iranien.

Des diplomates occidentaux estiment qu’en l’absence de mécanisme indépendant de contrôle, les informations sur les violations potentielles des sanctions pourraient devenir plus difficiles à vérifier et à documenter.

Un dossier nucléaire toujours source de divisions

Le vote intervient dans un contexte de fortes tensions autour du programme nucléaire iranien. Depuis plusieurs années, les membres du Conseil de sécurité s’opposent régulièrement sur la stratégie à adopter face à Téhéran. Alors que les pays occidentaux plaident pour un contrôle renforcé, la Russie et la Chine privilégient une approche davantage axée sur la négociation diplomatique.

L’échec de cette résolution illustre une nouvelle fois les profondes fractures géopolitiques qui traversent le Conseil de sécurité, où les questions liées à l’Iran figurent parmi les dossiers les plus sensibles de la diplomatie internationale.

Par la rédaction de DUNIA NEWS

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