
Le président russe Vladimir Poutine a annoncé la mise en place d’une zone de sécurité le long de la frontière entre la Russie et l’Ukraine, une mesure qu’il qualifie de « nécessaire » pour garantir la protection du territoire russe contre les attaques extérieures.
S’exprimant jeudi, Poutine a déclaré que cette zone de tampon vise à repousser les menaces croissantes à la frontière occidentale du pays, mettant particulièrement en cause les forces ukrainiennes et des groupes de mercenaires étrangers. Il a souligné que l’opération serait supervisée par les forces armées russes.
« La décision de créer une zone de sécurité est dictée par la nécessité de protéger nos citoyens contre les attaques que nous subissons depuis notre territoire frontalier », a indiqué le président russe. Il a accusé les troupes ukrainiennes de mener des opérations ciblant des infrastructures civiles et des véhicules non militaires, qualifiant ces attaques de « méthodes terroristes ».
Dans son discours, Vladimir Poutine a évoqué des incidents récents impliquant des drones et des actes de sabotage contre des véhicules civils, dont des ambulances et des équipements agricoles. Il a affirmé que ces événements illustrent clairement la stratégie adoptée par l’ennemi pour perturber la vie des populations civiles et semer la peur.
La mise en œuvre de cette zone de tampon intervient dans un contexte de tensions persistantes entre la Russie et l’Ukraine, marquées par des affrontements réguliers, des frappes de drones, et des échanges d’accusations entre les deux camps. Selon les autorités russes, l’objectif de cette zone est de neutraliser ou de retarder toute tentative d’incursion en territoire russe, tout en assurant une meilleure réactivité des unités déployées dans la région.
Le discours du président a été traduit et relayé par plusieurs agences de presse, soulignant le caractère stratégique et symbolique de cette annonce, à un moment où la guerre entre Moscou et Kiev continue de peser lourdement sur la stabilité régionale et les relations internationales.
La communauté internationale observe avec inquiétude cette nouvelle escalade, craignant une intensification du conflit et un élargissement de la zone d’affrontement.
Imam chroniqueur Babacar Diop















