Tambacounda : un citoyen sur dix privé d’acte de naissance, un défi pour l’État civil

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Tambacounda : un citoyen sur dix privé d’acte de naissance, un défi pour l’État civil

La question de l’état civil demeure un enjeu majeur dans la région de Tambacounda. Lors d’une rencontre organisée ce lundi 17 novembre entre l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), les autorités locales et territoriales, ainsi que les agents de l’état civil des communes, il a été révélé que 11 % de la population n’est pas en possession d’actes de naissance.

Les chiffres avancés sont préoccupants : 66,9 % des mariages ne sont pas déclarés et 60,8 % des décès échappent à l’enregistrement officiel. Ces lacunes représentent un véritable frein à l’accès aux services sociaux de base et soulèvent des questions sur la fiabilité des données démographiques.

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Pour Mamadou Seydou Tounkara, président du conseil de surveillance de l’ANEC, la situation géographique de la région, frontalière avec quatre pays, accentue les défis liés à la fiabilité et à la sécurité des registres. « C’est aussi pour cette raison que Tambacounda a été choisie pour le lancement officiel des activités de notre agence, en présence du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Balla Moussa Fofana », a-t-il indiqué.

Les responsables attribuent ces carences à un ensemble de facteurs sociaux, économiques, géographiques et institutionnels. Pour y remédier, ils préconisent le rapprochement des services d’état civil des populations, le renforcement de la sensibilisation, la simplification des procédures et la modernisation numérique des services. Selon M. Tounkara, « la digitalisation sécurise et facilite l’accès aux actes, mais elle ne résout pas définitivement tous les problèmes ».

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Présente à la rencontre, l’adjointe au gouverneur chargée du développement, Diariatou Ndiaye, a exhorté les populations à se rendre dans les bureaux d’état civil pour enregistrer leurs naissances, mariages et décès, soulignant que ces démarches sont essentielles pour une meilleure gouvernance et une administration plus efficace.

imam chroniqueur
Babacar Diop

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