TCHAD : Le 7ᵉ arrondissement de N’Djaména encadre les horaires des bars pour limiter les nuisances sonores

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TCHAD : Le 7ᵉ arrondissement de N'Djaména encadre les horaires des bars pour limiter les nuisances sonores

Face aux plaintes récurrentes des habitants, la mairie du 7ᵉ arrondissement de N’Djaména a décidé de réglementer la vie nocturne. Dans un communiqué signé ce lundi 20 juillet 2026, le maire Adoum Hassan Djimet a fixé de nouveaux horaires pour tous les débits de boissons de l’arrondissement.

Les établissements sont désormais autorisés à ouvrir de 10 heures à 22 heures du lundi au vendredi et le dimanche. Le samedi, une dérogation est accordée jusqu’à minuit, en raison de l’affluence habituelle en fin de semaine.

Le texte interdit également les nuisances sonores excessives. Les enceintes à plein volume, les concerts improvisés et toutes les manifestations bruyantes troublant le repos des riverains sont désormais proscrits.


Le maire prévient que des sanctions seront appliquées en cas de non-respect. Sans détailler la nature des peines, le communiqué ouvre la voie à des avertissements, des fermetures temporaires, voire au retrait de l’autorisation d’exploiter en cas de récidive.

La mairie justifie sa décision par la multiplication des plaintes pour bruit nocturne et par le dépassement récurrent des horaires d’exploitation par certains établissements. Dans un arrondissement très peuplé de la capitale, l’objectif est de préserver l’ordre public et la tranquillité des habitants.

Cette mesure n’est pas isolée. Ces dernières années, plusieurs mairies d’arrondissement à N’Djaména ont déjà encadré les activités nocturnes pour lutter contre les nuisances sonores, l’insécurité et les bagarres à proximité des bars.

Au Tchad, les maires disposent d’un pouvoir de police administrative leur permettant de réglementer les horaires d’ouverture des établissements quand l’ordre public et la tranquillité des habitants sont en jeu. Le 7ᵉ arrondissement exerce donc pleinement sa compétence.

La décision pourrait être bien accueillie par les riverains, qui dénoncent depuis longtemps les troubles nocturnes. Du côté des exploitants, certains pourraient en revanche déplorer un manque à gagner, les heures tardives du vendredi et du samedi représentant une part importante de leur chiffre d’affaires.

Avec cette réglementation, le 7ᵉ arrondissement cherche un équilibre entre le maintien de l’activité économique et le droit au repos des populations.

Celine Dou

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