
Le Parquet européen a annoncé l’ouverture d’une vaste enquête financière visant plusieurs députés européens soupçonnés de détournement de fonds publics. L’affaire concernerait des dépenses présumées irrégulières réalisées entre 2019 et 2024, pour un montant estimé à plus de 4,3 millions d’euros, selon un communiqué publié ce mardi.
L’enquête s’étend à plusieurs pays de l’Union européenne, notamment la France, l’Espagne, l’Italie et la Belgique, où des perquisitions ont déjà été menées dans des bureaux liés à certains partis politiques.
Selon le Parquet européen, les personnes visées seraient liées au groupe politique Identité et Démocratie (ID) au Parlement européen. Les enquêteurs soupçonnent des « dépenses indûment effectuées » à partir de fonds publics européens, dans le cadre de la gestion des budgets alloués aux activités parlementaires et politiques.
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À ce stade, aucune condamnation n’a été prononcée et les personnes concernées bénéficient de la présomption d’innocence. L’enquête vise à déterminer si des irrégularités ont été commises dans l’utilisation de ces fonds.
Dans le cadre de cette procédure, les autorités judiciaires européennes ont procédé à des opérations de perquisition dans plusieurs bureaux de partis politiques et structures associées, notamment en France. Des documents et supports numériques auraient été saisis afin d’analyser les flux financiers et les justificatifs de dépenses.
Les enquêteurs cherchent à établir si des fonds publics européens ont été utilisés à des fins non conformes aux règles de financement du Parlement européen.
Le Parquet européen, chargé de lutter contre la fraude aux fonds de l’Union, coordonne cette enquête transnationale en collaboration avec les autorités judiciaires nationales des pays concernés.
Cette procédure intervient dans un contexte de vigilance accrue des institutions européennes sur la transparence financière et l’utilisation des budgets publics par les groupes politiques au Parlement.
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Pour l’heure, l’enquête en est à ses débuts et aucune responsabilité individuelle n’a été établie. Les autorités judiciaires européennes poursuivent leurs investigations afin de déterminer l’ampleur exacte des faits présumés et les éventuelles infractions commises.
L’affaire pourrait, selon son évolution, avoir des répercussions politiques au sein du Parlement européen, où les règles de financement des groupes font régulièrement l’objet de débats.
Rédaction DUNIA NEW’S.















