Violents affrontements au nord du Mali : une embuscade meurtrière contre un convoi de l’armée malienne et Africa Corps
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Une attaque d’une rare intensité a eu lieu dans la matinée du 13 juin entre les localités d’Aguelhok et d’Anéfif, dans la région instable de Kidal, au nord du Mali. Un convoi militaire composé de soldats des Forces armées maliennes (FAMa) et de leurs partenaires d’Africa Corps (anciennement Wagner) a été visé par une embuscade attribuée au Front de Libération de l’Azawad (FLA), un groupe armé séparatiste touareg.
Selon un communiqué diffusé par le FLA, l’opération aurait été menée par une unité des Forces armées de l’Azawad contre un convoi en provenance de Gao et en route vers Aguelhok. Le groupe revendique avoir attaqué plus d’une quarantaine de véhicules militaires tout au long de la matinée, malgré la présence de la couverture aérienne de l’armée malienne.
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Le FLA affirme avoir infligé des pertes humaines importantes, évoquant plusieurs dizaines de morts dans les rangs maliens et parmi les éléments d’Africa Corps. Le bilan matériel annoncé inclut la destruction de 21 véhicules, ainsi que la saisie d’un blindé, d’un pick-up, de douze camions-bennes, de deux citernes de carburant et d’un important arsenal militaire.
Réaction militaire et opérations antérieures
Du côté officiel, l’état-major général des armées maliennes a reconnu l’attaque mais a tenu à souligner la vigueur de la riposte. Dans un communiqué diffusé peu après les événements, les FAMa assurent avoir opposé « une réponse fulgurante », appuyée par des vecteurs aériens, qui aurait permis de « neutraliser plusieurs assaillants » et de « détruire des véhicules ennemis ».
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Ce nouvel accrochage survient moins de 24 heures après une autre opération militaire lancée par les FAMa dans la même région. Le 12 juin, dans le cadre d’une mission d’escorte logistique entre Anéfif et Aguelhok, les forces armées maliennes ont mené une offensive contre un groupe armé terroriste retranché dans le village d’Anomalan, à une quarantaine de kilomètres au nord d’Aguelhok. L’armée affirme y avoir neutralisé dix combattants ennemis.
Escalade dans la région de Kidal
L’attaque du 13 juin s’inscrit dans une recrudescence des violences dans le nord du Mali, où plusieurs groupes armés – indépendantistes, djihadistes et communautaires – restent actifs malgré les efforts de stabilisation. La présence d’Africa Corps, remplaçant du groupe Wagner, aux côtés de l’armée malienne, atteste de la complexité du théâtre malien, où se croisent enjeux géopolitiques, sécuritaires et locaux.
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Alors que le gouvernement malien tente de rétablir son autorité sur l’ensemble du territoire, ces nouvelles violences dans l’Azawad ravivent les tensions avec les groupes séparatistes touaregs. La situation pourrait compromettre davantage les tentatives de dialogue et la mise en œuvre d’un processus de paix déjà fragile depuis la fin du cessez-le-feu de facto entre Bamako et les ex-rebelles.
L’évolution de la situation à Kidal sera suivie de près dans les prochains jours, dans un contexte régional de plus en plus volatile.
Imam chroniqueur Babacar Diop













