
New York – Benjamin Netanyahu a une nouvelle fois choisi la tribune des Nations unies pour répondre à ses détracteurs. Lors de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU, le Premier ministre israélien a tenu un discours particulièrement virulent, visant notamment la France et le Royaume-Uni, deux pays qui ont multiplié les critiques contre la politique israélienne ces derniers mois.
Selon plusieurs extraits relayés sur les réseaux sociaux et par des observateurs présents à l’ONU, le chef du gouvernement israélien a dénoncé ce qu’il considère comme une forme de « deux poids, deux mesures » à l’égard d’Israël. Il s’est notamment insurgé contre les accusations de colonialisme régulièrement portées contre l’État hébreu.
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« Ils accusent Israël, le minuscule Israël, de colonialisme. Quel colonialisme ? », aurait-il lancé devant l’Assemblée, avant de faire référence aux anciens empires coloniaux européens.
Une attaque directe contre les anciennes puissances coloniales
Dans la séquence la plus commentée de son intervention, Benjamin Netanyahu aurait explicitement cité la France et le Royaume-Uni pour dénoncer ce qu’il considère comme une contradiction historique.
Selon les propos rapportés, le Premier ministre israélien a rappelé que les empires coloniaux britannique et français avaient autrefois étendu leur influence sur une grande partie du globe, estimant que ces pays étaient mal placés pour donner des leçons à Israël sur cette question.
Cette sortie intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. Ces dernières années, plusieurs responsables européens ont accru leurs critiques contre la politique israélienne dans les territoires palestiniens, tandis que le gouvernement Netanyahu accuse régulièrement certaines capitales occidentales de partialité à son encontre.
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Un climat de plus en plus hostile à l’ONU
Le déplacement du dirigeant israélien à New York était déjà placé sous le signe de la confrontation. Avant même son arrivée, les autorités israéliennes avaient annoncé que Benjamin Netanyahu comptait utiliser la tribune de l’ONU pour défendre la position de son pays face aux accusations internationales liées à la guerre à Gaza et aux opérations militaires israéliennes dans la région.
Selon plusieurs médias internationaux, Israël estime être confronté à une campagne de délégitimation au sein de certaines instances internationales, tandis que de nombreux États membres de l’ONU dénoncent la conduite de la guerre et la situation humanitaire dans les territoires palestiniens.
Une formule provocatrice qui fait réagir
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L’autre phrase ayant retenu l’attention est celle attribuée à Benjamin Netanyahu lorsqu’il aurait déclaré : « S’il reste encore dans cette salle des lâches qui n’ont pas quitté les lieux, qu’ils le fassent maintenant. »
Cette formule semble faire référence aux départs de certaines délégations observés lors de précédents discours du dirigeant israélien à l’ONU. Au fil des années, ses interventions ont souvent provoqué des protestations, des boycotts ou des sorties symboliques de représentants étrangers.
Pour ses soutiens, cette posture illustre la volonté d’Israël de défendre sa position sans concession face aux critiques internationales. Pour ses opposants, elle témoigne au contraire d’un isolement diplomatique croissant.
Un fossé diplomatique qui continue de se creuser
Au-delà de la polémique, cette intervention souligne la dégradation persistante des relations entre Israël et une partie de ses partenaires occidentaux. Les désaccords portent aussi bien sur la guerre à Gaza que sur l’avenir du processus de paix israélo-palestinien.
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Alors que l’Assemblée générale des Nations unies demeure l’un des principaux forums diplomatiques mondiaux, les échanges de plus en plus virulents entre Israël et plusieurs États européens illustrent les profondes divisions qui traversent aujourd’hui la communauté internationale sur le conflit au Moyen-Orient.
Pour l’heure, ni Paris ni Londres n’avaient officiellement réagi aux propos attribués au Premier ministre israélien au moment de la rédaction de cet article.
Rédaction DUNIA NEW’S















