Affaire Candide Azannaï : la CRIET confirme en appel le rejet de sa demande de mise en liberté provisoire

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Affaire Candide Azannaï : la CRIET confirme en appel le rejet de sa demande de mise en liberté provisoire

La Chambre des appels des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a confirmé, ce jeudi 24 septembre 2026, le rejet de la demande de mise en liberté provisoire introduite par la défense de l’opposant politique Candide Azannaï. Une décision qui prolonge la détention du président du parti Restaurer l’Espoir, placé sous mandat de dépôt depuis décembre 2025.
La procédure judiciaire engagée contre l’ancien ministre délégué chargé de la Défense sous Patrice Talon a connu un nouveau développement ce jeudi à Cotonou. Comparu devant la Chambre des appels des libertés et de la détention de la CRIET, Candide Azannaï espérait obtenir une décision favorable à sa remise en liberté provisoire. Il n’en sera finalement rien.
Selon les informations rapportées par plusieurs médias béninois, l’audience s’est déroulée à huis clos en présence de trois magistrats, du représentant du parquet spécial, du greffier ainsi que de son conseil, Me Aboubakar Baparapé. L’ancien député a personnellement assisté aux débats, qui ont duré moins d’un quart d’heure.

Une demande déjà rejetée en première instance

La requête examinée ce jeudi faisait suite à une première décision défavorable rendue par la Chambre des libertés et de la détention de la CRIET. D’après les éléments avancés par la défense, les conditions justifiant le maintien en détention de Candide Azannaï ne seraient plus réunies.
Me Aboubakar Baparapé soutient notamment que l’instruction du dossier serait pratiquement achevée et que son client ne représenterait plus un obstacle à la manifestation de la vérité. Cet argument n’a cependant pas convaincu la juridiction spéciale.
La Chambre des appels a validé la position déjà exprimée par la CRIET, laquelle estime que les investigations se poursuivent toujours et que le maintien sous mandat de dépôt demeure nécessaire dans le cadre de la procédure en cours.
Cette décision confirme ainsi le rejet prononcé en première instance en août dernier, après une requête déposée par les avocats de l’opposant durant l’été judiciaire.

Un dossier né dans le contexte du coup d’État déjoué de décembre 2025

L’affaire trouve son origine dans la vaste enquête ouverte après l’annonce par les autorités béninoises d’un coup d’État déjoué contre le régime alors dirigé par Patrice Talon.
Candide Azannaï avait été interpellé le 12 décembre 2025 avant d’être présenté devant le parquet spécial de la CRIET. À l’issue de plusieurs auditions, un juge des libertés et de la détention avait décerné un mandat de dépôt contre lui dans la nuit du 19 au 20 décembre 2025.
Selon les informations communiquées à l’époque par ses avocats, l’ancien ministre est poursuivi pour des faits qualifiés de « complot contre la sûreté de l’État » et de « provocation à la rébellion ».
Depuis lors, il est détenu à la prison civile d’Akpro-Missérété dans l’attente de l’aboutissement de l’instruction.

Une affaire à forte portée politique

Figure connue de la scène politique béninoise, Candide Azannaï s’est imposé ces dernières années comme l’un des critiques les plus virulents du pouvoir. Ancien allié de Patrice Talon, il avait progressivement pris ses distances avec le régime avant de rejoindre les rangs de l’opposition.
Son arrestation et sa détention ont suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Ses partisans dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que les autorités judiciaires affirment agir dans le strict respect des textes en vigueur et des nécessités de l’enquête.
Plusieurs observateurs suivent avec attention l’évolution de ce dossier, considéré comme l’un des plus sensibles du paysage politique béninois depuis les événements de décembre 2025.

Quelle suite pour la procédure ?

Selon les explications précédemment fournies par Me Baparapé à la presse béninoise, la procédure d’instruction doit encore suivre son cours avant qu’une décision définitive ne soit prise sur le fond du dossier. À l’issue de cette phase, la commission d’instruction pourra soit prononcer un non-lieu, soit renvoyer les personnes poursuivies devant une juridiction de jugement.

En attendant cette étape décisive, la décision rendue ce 24 septembre 2026 maintient Candide Azannaï en détention provisoire et ferme, pour l’heure, la voie de recours engagée contre le rejet de sa demande de mise en liberté.
L’affaire reste donc ouverte et continue d’alimenter les débats sur la justice, les libertés publiques et la vie politique au Bénin.

Rédaction DUNIA NEW’S

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