
Nouveau rebondissement dans le dossier judiciaire de l’activiste panafricaniste béninois Kémi Séba en Afrique du Sud. Lors de l’audience tenue ce 6 octobre 2026 à Pretoria, l’argument avancé par sa défense concernant un supposé statut diplomatique reconnu par les autorités sud-africaines n’a pas permis d’obtenir sa libération.
Selon plusieurs médias suivant l’affaire, la justice sud-africaine n’a pas retenu à ce stade l’argument selon lequel Kémi Séba bénéficierait d’une immunité diplomatique liée à ses fonctions auprès des autorités nigériennes.
Une stratégie de défense centrée sur le Niger
Depuis plusieurs semaines, les avocats de Kémi Séba tentaient de faire valoir son statut de conseiller spécial des autorités nigériennes ainsi que la possession d’un passeport diplomatique nigérien afin de contester la procédure engagée contre lui.
Lors d’audiences précédentes, la défense avait notamment indiqué attendre des documents officiels susceptibles d’étayer cette position devant les juridictions sud-africaines.
Toutefois, selon les informations rapportées à l’issue de l’audience de ce jour, aucun statut diplomatique reconnu par l’Afrique du Sud n’aurait été établi de manière à bloquer la procédure en cours.
Maintien en détention
Kémi Séba demeure donc en détention en Afrique du Sud, où il est incarcéré depuis son arrestation en avril 2026. Les autorités béninoises le recherchent dans le cadre d’un mandat d’arrêt international lié à des accusations d’incitation à la rébellion après la tentative de coup d’État déjouée au Bénin en décembre 2025. Ces accusations sont contestées par l’intéressé.
Parallèlement à la demande d’extradition formulée par le Bénin, l’activiste fait également face à des procédures liées à son séjour et à sa situation migratoire en Afrique du Sud.
L’extradition examinée le 20 novembre
La prochaine échéance importante du dossier est désormais fixée au 20 novembre 2026. À cette date, les juridictions sud-africaines doivent examiner la demande d’extradition introduite par les autorités béninoises.
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Cette audience sera déterminante pour l’avenir judiciaire de Kémi Séba, dont les soutiens dénoncent une procédure à caractère politique, tandis que les autorités béninoises défendent une démarche relevant de l’application de la loi et des accords judiciaires internationaux.
À ce stade, aucune décision d’extradition n’a encore été rendue. La justice sud-africaine devra examiner les arguments des différentes parties avant de se prononcer sur la suite de la procédure.
Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S















