
Au lendemain du décès de Clément Atangana, le Conseil constitutionnel camerounais entre dans une phase de transition. Le bureau du premier président de l’institution a été placé sous scellés à Yaoundé, tandis que le professeur Paul Nchoji Nkwi, doyen d’âge des conseillers en fonction, est appelé à assurer l’intérim.
Clément Atangana est décédé dimanche 4 octobre 2026 à Paris, à l’âge de 85 ans. Le premier président du Conseil constitutionnel camerounais se trouvait dans la capitale française après y avoir été évacué pour des raisons médicales. Son décès ouvre désormais une vacance à la tête de l’institution chargée notamment du contentieux électoral.
Le bureau du défunt président placé sous scellés
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Lundi 5 octobre, le bureau de Clément Atangana, situé au siège du Conseil constitutionnel au Palais des Congrès de Yaoundé, a été placé sous scellés.
L’opération a été effectuée sous la supervision du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Yaoundé. Des responsables du Conseil constitutionnel, notamment le secrétaire général et le greffier en chef, ainsi que des agents de sécurité auraient assisté à la procédure.
Cette mesure est présentée comme une disposition conservatoire destinée à empêcher tout accès non autorisé au bureau du défunt et à préserver son contenu jusqu’à sa réouverture officielle. Selon les informations rapportées par la presse camerounaise, le procureur devra également être présent lors de la réouverture.
Paul Nchoji Nkwi appelé à assurer la continuité
Avec la disparition de Clément Atangana, la question de la direction provisoire du Conseil constitutionnel s’est immédiatement posée.
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Le professeur Paul Nchoji Nkwi, doyen d’âge du collège des conseillers encore en fonction, assure la continuité à la tête de l’institution. Né en 1940, cet universitaire et anthropologue siège au Conseil constitutionnel depuis sa mise en place en 2018.
Cette disposition vise à éviter un vide institutionnel. Mais une précision juridique est importante : l’intérim ne signifie pas que Paul Nchoji Nkwi est automatiquement nommé président titulaire.
Ce que prévoit la loi camerounaise
La législation camerounaise distingue la suppléance ou l’intérim de la nomination d’un nouveau président.
L’article 24 de la loi n°2004/005 du 21 avril 2004 fixant le statut des membres du Conseil constitutionnel dispose qu’en cas de vacance de la présidence, notamment à la suite d’un décès, le président de la République nomme un nouveau président.
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Le décès de Clément Atangana crée donc une vacance définitive du poste. Paul Nchoji Nkwi assure la continuité de l’institution en attendant qu’un décret présidentiel désigne le prochain titulaire.
À ce stade, aucun nom de successeur définitif n’a été officiellement annoncé.
Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel
Magistrat hors hiérarchie, Clément Atangana avait été nommé président du Conseil constitutionnel par décret présidentiel le 7 février 2018.
Il était ainsi devenu le premier responsable de cette institution créée par la Constitution camerounaise de 1996, mais effectivement mise en fonction plusieurs années plus tard.
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Durant son mandat, il a notamment présidé le Conseil constitutionnel lors de plusieurs contentieux électoraux majeurs, dont ceux liés aux élections présidentielles de 2018 et de 2025.
Sa disparition intervient alors que le Conseil constitutionnel demeure une institution centrale dans le fonctionnement politique et électoral du Cameroun.
Une succession désormais attendue
La prochaine étape appartient donc au chef de l’État, Paul Biya. Conformément aux textes en vigueur, il lui revient de procéder à la nomination du nouveau président du Conseil constitutionnel.
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En attendant cette décision, Paul Nchoji Nkwi doit assurer la continuité des activités de l’institution.
Cette période de transition sera particulièrement suivie, le Conseil constitutionnel étant appelé à jouer un rôle important dans les prochains processus électoraux et dans le règlement des éventuels contentieux relevant de sa compétence.
Pour l’heure, le Conseil constitutionnel fonctionne donc avec un président intérimaire, tandis que la fonction de président titulaire reste vacante.
Rédaction DUNIA NEW’S















