AFRIQUE DU SUD : PRÈS DE 200 PERSONNES RETROUVÉES DANS UN CENTRE ILLÉGAL, CERTAINES ENCHAÎNÉES ! UN PASTEUR ET SON ÉPOUSE ARRÊTÉS.
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Une opération menée par la police et les services sociaux a révélé des conditions de vie alarmantes dans un centre de réhabilitation présumé illégal, situé dans la province de Mpumalanga, au nord-est de l’Afrique du Sud. Environ 200 personnes y ont été découvertes, certaines attachées avec des chaînes, dans des locaux surpeuplés et dépourvus d’installations sanitaires adéquates. Un pasteur de 59 ans et son épouse de 58 ans ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire.

Une inspection qui révèle trois fois plus de personnes que prévu
L’intervention a eu lieu le jeudi 15 octobre 2026, dans des locaux situés à Waterval B, près de Siyabuswa. Les autorités du département provincial du Développement social inspectaient des installations soupçonnées de fonctionner sans les autorisations nécessaires lorsqu’elles ont sollicité l’aide de la police.
Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, les responsables du site avaient indiqué héberger environ 60 personnes. Mais l’inspection a permis d’en découvrir près de 200, dont une trentaine de femmes, les autres étant principalement des hommes.
Les premières constatations ont fait état de conditions de vie jugées inhumaines par les services sociaux. Des personnes auraient été enchaînées les unes aux autres, tandis que d’autres présentaient des plaies sur le corps.
Les locaux étaient également surpeuplés, avec des installations sanitaires insuffisantes et un accès à l’eau courante qui posait problème.
Des patients attachés avec des chaînes
Parmi les éléments les plus préoccupants figure la présence de personnes maintenues enchaînées dans cet établissement censé accueillir des personnes ayant besoin d’un accompagnement contre les addictions.
D’après des témoignages relayés par les médias locaux, les chaînes auraient notamment été utilisées comme moyen de punition ou pour empêcher certains pensionnaires de quitter les lieux. Ces déclarations devront être examinées dans le cadre de l’enquête.
La présence de mineurs a également suscité l’inquiétude des autorités. Un garçon de 11 ans et une adolescente de 16 ans figuraient parmi les personnes découvertes sur place. Ils se trouvaient dans les mêmes locaux que des adultes.
Au total, 14 personnes ont été conduites à l’hôpital pour recevoir des soins médicaux, selon les informations communiquées par la police. Les autorités n’ont toutefois pas confirmé tous les détails rapportés concernant l’état de santé des pensionnaires.
Un pasteur et son épouse arrêtés
Le vendredi 16 octobre, la police a annoncé l’arrestation du pasteur et de son épouse, soupçonnés d’être impliqués dans la gestion de cet établissement.
Le couple fait notamment face à des accusations d’enlèvement. Les enquêteurs examinent également de possibles infractions liées au fonctionnement d’un centre de traitement non enregistré et au non-respect des règles sanitaires et de sécurité.
Selon les autorités, l’établissement aurait fonctionné sans les autorisations requises. Les investigations doivent permettre de déterminer les responsabilités précises de chacun et les circonstances dans lesquelles les pensionnaires ont été accueillis ou maintenus sur place.
Les deux suspects doivent comparaître devant le tribunal d’instance de Mdutjana, à Siyabuswa, le lundi 19 octobre 2026, selon la police. D’autres chefs d’accusation pourraient être envisagés au fur et à mesure de l’avancement de l’enquête.
Des familles auraient payé pour la prise en charge de leurs proches
Les informations publiées par plusieurs médias indiquent que les familles ou les personnes accueillies dans le centre auraient payé environ 3 000 rands par mois pour l’hébergement et la prise en charge.
Les autorités cherchent notamment à établir comment cet argent était collecté et utilisé, ainsi que les conditions dans lesquelles les pensionnaires étaient orientés vers la structure.
Selon les informations relayées par la presse, 132 personnes auraient déjà pu retrouver leurs familles, tandis que les services sociaux poursuivent les démarches pour identifier les proches des autres pensionnaires et organiser leur accompagnement.
Pour les personnes qui ont besoin d’un traitement contre les addictions, cette affaire rappelle l’importance de structures agréées, disposant d’un personnel qualifié et respectant les droits fondamentaux des patients.
Une enquête qui pourrait révéler d’autres responsabilités
Cette découverte remet en lumière la question du contrôle des centres de réhabilitation en Afrique du Sud. Les autorités avaient déjà signalé l’existence de nombreux établissements fonctionnant sans les autorisations nécessaires.
Dans le cas de Siyabuswa, les enquêteurs devront notamment déterminer depuis combien de temps le centre était en activité, dans quelles conditions les personnes y étaient admises et si certaines étaient privées de liberté contre leur volonté.
Au-delà des arrestations, le défi consiste désormais à assurer la protection et le suivi des personnes libérées, dont certaines pourraient nécessiter une prise en charge médicale et psychologique.
L’affaire est toujours en cours d’investigation. Les accusations visant le pasteur et son épouse devront être examinées par la justice, qui déterminera leur responsabilité au terme de la procédure.
Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S.













