
Le gouvernement béninois franchit une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion des finances publiques. Désormais, les frais de mission des agents de l’État effectués à l’intérieur du pays ne seront plus payés en espèces. Cette réforme, officialisée par une circulaire signée le 25 septembre 2026 par le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue Chaou, marque l’entrée en vigueur de la deuxième phase du Système d’Encadrement des Missions Officielles (SEMO 2).
Cette décision s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique engagée depuis plusieurs années par le ministère de l’Économie et des Finances sous l’impulsion du ministre d’État Romuald Wadagni. L’objectif affiché est de renforcer davantage la transparence, la traçabilité et le contrôle des dépenses publiques liées aux missions administratives.
De SEMO 1 à SEMO 2 : une réforme qui se consolide
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Mis en exploitation en 2020, le Système d’Encadrement des Missions Officielles (SEMO) a été conçu comme une plateforme numérique permettant d’encadrer l’organisation, le suivi et le contrôle des missions de service public. Selon les autorités béninoises, la première phase du dispositif a permis d’éviter les chevauchements de missions, d’améliorer le suivi administratif des déplacements et de détecter certains agents fictifs intégrés dans les procédures de mission.
La nouvelle phase va plus loin. Grâce à l’intégration de nouveaux modules informatiques, le paiement des frais de mission est désormais directement effectué par voie électronique, notamment via les établissements bancaires ou les services de Mobile Money associés au système de paiement de l’État.
Pour les autorités, cette évolution réduit considérablement les risques liés à la manipulation d’espèces tout en améliorant la traçabilité des fonds publics.
Une réponse aux exigences de transparence budgétaire
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Selon les informations publiées par le gouvernement, cette réforme vise à sécuriser davantage les ressources publiques en garantissant que chaque paiement soit identifiable, enregistré et vérifiable. Le nouveau mécanisme permet également de limiter les irrégularités administratives et de renforcer le contrôle des dépenses engagées dans le cadre des missions officielles.
Plusieurs observateurs des finances publiques estiment que la digitalisation progressive des procédures administratives constitue aujourd’hui l’un des leviers majeurs de la modernisation de l’État béninois. Depuis quelques années, les autorités multiplient les initiatives destinées à dématérialiser les procédures budgétaires et à améliorer le suivi de l’exécution des dépenses publiques.
La géolocalisation bientôt au cœur du dispositif
Le gouvernement ne compte pas s’arrêter au paiement électronique. Une nouvelle étape est déjà annoncée dans les prochains jours : la mise en place d’un système de preuve de mission par géolocalisation.
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Concrètement, les agents en déplacement devront pouvoir justifier leur présence effective sur les lieux de mission grâce à un mécanisme numérique intégré au dispositif. Selon le ministère de l’Économie et des Finances, cette innovation permettra de sécuriser davantage les fonds publics et de s’assurer que les missions déclarées ont effectivement été réalisées sur le terrain.
Une administration de plus en plus numérique
Avec SEMO 2, le Bénin poursuit sa stratégie de digitalisation de l’administration publique. Après l’encadrement numérique des missions, le paiement électronique des frais et bientôt la vérification géolocalisée des déplacements, l’État entend bâtir un système de gestion intégrée couvrant l’ensemble du cycle des missions officielles.
Pour les autorités, cette réforme représente une avancée importante dans la gouvernance financière et la lutte contre les pertes de ressources publiques. Elle traduit également la volonté du gouvernement de s’appuyer davantage sur les outils numériques pour améliorer l’efficacité de l’administration et renforcer la confiance dans la gestion des finances de l’État.
Rédaction DUNIA NEW’S















