
Cotonou – La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, lundi 15 juin 2026, une affaire impliquant un policier et deux détenus de la prison civile d’Akpro-Missérété. Les trois prévenus sont poursuivis dans le cadre d’une enquête portant sur l’introduction présumée de téléphones portables au sein de l’établissement pénitentiaire, une pratique strictement interdite par la réglementation carcérale.
Le fonctionnaire de police, poursuivi dans cette procédure, comparaît sans mandat de dépôt, tandis que les deux autres prévenus sont des détenus déjà incarcérés dans la maison d’arrêt.
Un colis suspect au cœur du dossier
Selon les éléments exposés à l’audience, les faits remonteraient à une sortie médicale accordée à l’un des prisonniers. Ce dernier devait être conduit au Centre hospitalier départemental de Porto-Novo pour recevoir des soins.
D’après l’accusation, avant son départ, un codétenu lui aurait demandé de récupérer un colis à l’extérieur de la prison afin de le ramener à son retour dans l’établissement pénitentiaire.
Le détenu concerné aurait accepté la demande sans connaître précisément le contenu du paquet qui lui était destiné.
Le rôle présumé du policier
Au cours des débats, le prisonnier ayant bénéficié de l’autorisation de sortie a expliqué que le colis lui aurait été remis à l’hôpital avant son retour à la prison. Selon ses déclarations rapportées à l’audience, le policier poursuivi dans cette affaire aurait été informé de l’existence du paquet.
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Les enquêteurs soupçonnent le fonctionnaire d’avoir facilité, volontairement ou non, l’introduction du colis dans l’enceinte carcérale. Toutefois, l’intéressé a contesté les accusations portées contre lui et a rejeté toute implication dans un éventuel trafic d’objets prohibés.
L’enquête a été ouverte après la découverte de plusieurs téléphones portables dans l’environnement carcéral de la prison civile d’Akpro-Missérété. Les investigations menées par les services compétents ont permis d’établir un lien entre ces appareils et le colis introduit à la suite de la sortie médicale du détenu.
Les autorités pénitentiaires rappellent régulièrement que l’utilisation de téléphones en prison constitue un défi majeur pour la sécurité des établissements, ces appareils pouvant servir à organiser des activités illicites ou à contourner les mesures de surveillance.
Des versions divergentes devant la Cour
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Lors de l’audience, les déclarations des prévenus ont mis en évidence plusieurs contradictions que la Cour devra éclaircir au cours de la procédure.
Le détenu ayant effectué la sortie médicale soutient avoir agi à la demande de son codétenu sans mesurer les conséquences de son geste. De son côté, le policier affirme n’avoir joué aucun rôle dans l’introduction du colis et rejette toute responsabilité dans cette affaire.
Le troisième prévenu, présenté comme le destinataire du paquet, a également été interrogé sur les circonstances ayant conduit à la récupération du colis.
Cette procédure intervient dans un contexte où les autorités béninoises multiplient les mesures destinées à renforcer la sécurité dans les établissements pénitentiaires et à lutter contre l’introduction d’objets prohibés.
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À l’issue de cette première audience, la CRIET a poursuivi l’examen du dossier afin de permettre aux différentes parties de présenter leurs arguments et de clarifier les circonstances exactes des faits.
Le procès se poursuivra lors d’une prochaine audience, à une date qui sera fixée par la juridiction.
Rédaction DUNIA NEW’S.















