BURKINA FASO : 11 ANS DE PRISON FERME POUR LE « PASTEUR GUILLAUME »

Votre Pub ici !

Partager cet article
BURKINA FASO : 11 ANS DE PRISON FERME POUR LE « PASTEUR GUILLAUME »

Le fondateur de l’Église « Tabernacles des Fils du Royaume des Cieux », Ibrahima Moumouni, connu sous le nom de « Pasteur Guillaume » ou « le Patriarche », a été condamné à 11 ans de prison ferme par la chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II.

Le verdict est tombé. Reconnu coupable de plusieurs infractions, l’homme de religion écope également d’une amende d’un million de francs CFA et d’une interdiction définitive du territoire burkinabè à l’issue de sa peine.

⚖️ De graves accusations

L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée contre le prédicateur. Selon les éléments présentés dans le dossier judiciaire, il lui était reproché d’avoir utilisé son statut religieux et son influence sur certains fidèles pour les contraindre à avoir des relations sexuelles avec lui.

Les accusations faisaient notamment état de menaces, de pressions et de subterfuges, ainsi que de demandes d’argent formulées dans les mêmes circonstances.

À la suite des investigations, Ibrahima Moumouni avait été interpellé puis poursuivi devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II.

Il était notamment poursuivi pour des faits de viol aggravé, tentative de viol aggravé, complicité d’outrage public à la pudeur, esclavage sexuel, harcèlement sexuel, menaces sous condition, escroquerie, abus de faiblesse et blanchiment de capitaux.

🔴 Une condamnation lourde

À l’issue du procès, la chambre criminelle l’a reconnu coupable des faits retenus contre lui et l’a condamné à 11 années d’emprisonnement ferme, assorties d’une amende de 1 000 000 FCFA.

La juridiction a également prononcé son interdiction définitive du territoire burkinabè après l’exécution de sa peine.

Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur les dérives possibles liées à l’abus d’autorité et d’influence dans certains milieux religieux, notamment lorsque la confiance accordée à un guide spirituel est utilisée à des fins personnelles.

Une condamnation qui rappelle surtout que le statut religieux ne place personne au-dessus de la loi.

Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman | DUNIA NEWS

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci