
L’épidémie de choléra qui sévit depuis la mi-juillet dans l’Extrême-Nord du Cameroun a dépassé le seuil des 1 000 cas et fait au moins 28 morts. Face à la progression de la maladie, les autorités sanitaires renforcent la prise en charge et la prévention dans plusieurs districts, avec l’appui de partenaires humanitaires.
Le choléra continue de progresser dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Depuis la mi-juillet, plus de 1 000 cas et 28 décès ont été enregistrés dans la région, selon les données communiquées par les autorités sanitaires. Les districts de Fotokol, Mada, Makary et Kolofata figurent parmi les principales zones touchées.
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À Mora, la riposte s’organise notamment autour d’un centre de traitement du choléra installé au sein de l’hôpital de district. Les équipes médicales y accueillent les cas suspects, réalisent les tests rapides et orientent les patients positifs vers les espaces d’hospitalisation. Le centre a reçu son premier malade le 18 juillet et enregistrait déjà 25 cas, dont neuf tests rapides négatifs et un décès, selon son responsable.
La prise en charge médicale est accompagnée d’un dispositif de sensibilisation dans les communautés. Des agents de santé se rendent dans les ménages pour rappeler les mesures essentielles contre la transmission du choléra : lavage régulier des mains, utilisation des latrines, bonne conservation des aliments et consommation d’eau potable.
La situation reste particulièrement préoccupante dans cette partie du pays où l’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement demeure limité. Les fortes pluies et les déplacements de populations peuvent également favoriser la contamination des points d’eau et la propagation de la maladie.
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Plusieurs districts mobilisés
Les autorités sanitaires coordonnent la réponse dans plusieurs districts de l’Extrême-Nord, avec l’appui de Médecins Sans Frontières (MSF). À Mora, trois tentes ont notamment été installées afin de séparer les personnes présentant des symptômes suspects des patients pris en charge après confirmation de l’infection.
La surveillance épidémiologique a également été renforcée pour identifier rapidement les nouveaux cas et limiter leur propagation. Dans les zones touchées, les équipes communautaires sont mobilisées pour améliorer la détection précoce et rappeler les comportements permettant de réduire les risques de contamination.
Cette flambée intervient alors que la région reste confrontée à des conditions sanitaires difficiles. Dans plusieurs localités, la population dépend de points d’eau dont la qualité peut être affectée par les pluies et les insuffisances du système d’assainissement.
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Une réponse qui doit aller au-delà des centres de traitement
Le traitement des malades constitue une urgence, mais les autorités sanitaires cherchent surtout à empêcher la multiplication des nouveaux foyers. Le choléra se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. L’accès à une eau sûre, l’assainissement et l’hygiène constituent donc des éléments essentiels de la riposte.
La vaccination fait également partie du dispositif envisagé. Une campagne doit être déployée dans les zones les plus exposées afin de réduire le risque de nouvelles contaminations.
L’ampleur de la flambée rappelle par ailleurs la vulnérabilité de l’Extrême-Nord face aux épidémies. En début de mois, près de 1 000 cas et 28 décès étaient déjà recensés, tandis que la situation continuait d’évoluer.
À cette pression sanitaire s’ajoutent les mouvements de populations dans le bassin du lac Tchad et les difficultés d’accès à certaines zones, qui compliquent le travail des équipes médicales.
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Alors que la saison des pluies se poursuit, les autorités sanitaires cherchent désormais à contenir la transmission avant une éventuelle aggravation de l’épidémie. Avec plus de 1 000 cas et 28 morts en quelques semaines, l’Extrême-Nord fait face à une nouvelle alerte sanitaire qui exige à la fois une prise en charge rapide des malades et un renforcement durable de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Celine Dou















