
Ouagadougou – Le gouvernement burkinabè a décidé de mettre fin aux fonctions de Lébinoua Nikiéma, Administrateur des services financiers et Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Commission nationale des Droits humains (CNDH). La décision a été prise lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi 24 septembre 2026 sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso.
L’information figure dans le compte rendu officiel du Conseil des ministres publié par le Service d’information du gouvernement (SIG). Le document précise simplement que le Conseil a « mis fin aux fonctions » de l’intéressé, sans fournir davantage d’explications sur les motifs de cette décision.
Une décision annoncée dans un contexte particulier
Si le communiqué officiel reste discret sur les raisons de cette mesure, plusieurs médias burkinabè relèvent qu’elle intervient dans un contexte marqué par l’interpellation récente de Lébinoua Nikiéma par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC). Selon le média Mousso News, l’ancien responsable de la CNDH avait été entendu à la suite de publications diffusées sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, dans lesquelles il aurait formulé des affirmations concernant les autorités, les forces armées ainsi que certains concours de la Fonction publique.
À ce stade, aucune communication officielle du gouvernement n’établit toutefois un lien direct entre cette interpellation et la décision de mettre fin à ses fonctions.
Une mesure parmi plusieurs décisions administratives
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La fin de fonction de Lébinoua Nikiéma s’inscrit dans une série de nominations et de réaménagements administratifs opérés lors de la même session du Conseil des ministres. Au cours de cette réunion, le gouvernement a également procédé à plusieurs désignations dans l’administration publique ainsi qu’au renouvellement de certains conseils d’administration.
Le Conseil des ministres du 24 septembre a par ailleurs adopté plusieurs mesures portant sur la reconnaissance de martyrs et d’invalides de la Nation, la réforme du secteur des ONG, la création de nouvelles structures publiques et des textes relatifs à la santé publique.
Attente d’éventuelles précisions
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Pour l’heure, ni la Commission nationale des Droits humains ni les autorités gouvernementales n’ont fourni d’explications complémentaires sur les circonstances exactes ayant conduit à cette décision.
La mesure marque néanmoins la fin des fonctions de Lébinoua Nikiéma à un poste stratégique chargé du contrôle des marchés publics et des engagements financiers au sein de la CNDH, une institution qui joue un rôle central dans la promotion et la protection des droits humains au Burkina Faso.
Par la rédaction de Dunia News















