Cameroun/ Affaire Martinez Zogo : Vers un autre report ce jour ?

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Sauf surprise de dernière minute, l’audience de l’assassinat de l’animateur camerounais, Martinez Zogo prévue ce 03 Février 2024 au tribunal militaire de Yaoundé devrait donner lieu à un nouveau report a-t-on appris des sources proches du dossier.

Pour cause, plusieurs avocats de la défense souhaitent saisir la Cour d’appel du Centre. A cet effet ils ont entrepris de contester devant cette juridiction la décision des juges du Tribunal militaire de Yaoundé de rejeter leurs observations, qui font état de nombreuses entorses au cours de l’enquête préliminaire et même de la phase d’instruction indiquent les mêmes sources

Le 11 novembre dernier les juges militaires ont rejeté ces observations. Les avocats de la défense indiquent de leur côté que le document écrit portant sur ce rejet ne leur a pas été fourni. Conséquence, ils n’ont pas pu saisir automatiquement la Cour d’appel du Centre.

Près de deux mois après la décision des juges militaires, le procès n’a pas encore avancé, car la Cour d’appel n’a pas pour le moment pu se prononcer sur la suite à donner aux débats. La partie civile et la défense se renvoient la responsabilité mutuelle de ses lenteurs observées.

En mars prochain, cela fera un an que ce procès s’est ouvert au Tribunal militaire de Yaoundé. Jusqu’ici, les débats de fonds n’ont pas encore commencé. De même qu’aucun témoin n’a encore été appelé à la barre entre temps . Toutes choses qui suscitent des interrogations au sujet de cette procédure judiciaire.

Il y’a quelques semaines sur les antennes de RFI, la sœur de Martinez Zogo interpellait les autorités camerounaises pour que le procès connaisse des avancées importantes. A l’occasion, elle avait exprimé aussi la volonté de la famille du victime d’inhumer enfin ce dernier prés de deux ans après la découverte de sort corps torturé dans la banlieue nord-est de la ville de Yaoundé

Le lieutenant-colonel Justin Danwe, ancien directeur des opérations de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), est présenté comme le cerveau du commando qui a filé, enlevé et torturé l’animateur radio.

Au total, 12 agents de la DGRE, dont le commissaire divisionnaire Léopold Maxime Eko Eko, patron du puissant service de renseignement au moment des faits, ont été mis aux arrêts. Parmi les personnes incarcérées au sujet de cette tragédie figure aussi l’homme d’affaires Jean Pierre Amougou Belinga et le maire de la commune de Bibey, Martin Savon.

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