
La baisse du prix bord champ du cacao continue de provoquer des remous dans la filière. Quelques jours après l’annonce officielle du nouveau prix fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne principale 2026-2027, le Syndicat national agricole pour le progrès de Côte d’Ivoire (SYNAP-CI) durcit sa position et menace de passer à l’action.
Une baisse historique qui passe mal
Le gouvernement ivoirien a annoncé le 1er septembre le nouveau prix garanti aux producteurs de cacao pour la campagne principale 2026-2027. Le kilogramme de cacao est désormais acheté à 1 200 FCFA, contre 2 800 FCFA lors de la précédente campagne.
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Cette décision intervient dans un contexte de forte volatilité des cours internationaux du cacao après les records enregistrés en 2024 et 2025. Pour de nombreux producteurs, cette baisse est toutefois difficile à accepter, tant elle réduit les revenus des familles vivant de la cacaoculture.
Le SYNAP-CI menace de durcir le mouvement
Selon plusieurs informations relayées dans les milieux agricoles, le SYNAP-CI aurait déposé un préavis de grève auprès des autorités compétentes afin de dénoncer la situation actuelle de la filière.
Le syndicat estime que les producteurs supportent l’essentiel des conséquences de la baisse des prix internationaux alors que les coûts de production continuent d’augmenter. Parmi les revendications évoquées figure également une remise en question de la gouvernance du Conseil Café-Cacao.
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Si ces menaces se concrétisent, elles pourraient ouvrir une nouvelle période de tensions entre les acteurs de la filière et les pouvoirs publics.
Une filière stratégique pour l’économie ivoirienne
Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire demeure fortement dépendante des revenus générés par cette culture. Selon plusieurs données économiques, la filière représente une part importante des exportations nationales et fait vivre directement ou indirectement plusieurs millions de personnes.
Toute perturbation prolongée dans le secteur pourrait donc avoir des répercussions non seulement sur les producteurs mais également sur l’ensemble de l’économie nationale.
Le gouvernement face à un défi social
Les autorités ivoiriennes défendent leur décision en expliquant que le prix bord champ est déterminé en fonction de l’évolution des marchés internationaux et des mécanismes de stabilisation de la filière.
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Mais du côté des producteurs, l’inquiétude grandit. Beaucoup redoutent une baisse significative de leurs revenus au cours des prochains mois, alors que les dépenses liées à la scolarité, à la santé et aux intrants agricoles demeurent élevées.
Dans ce contexte, les prochains échanges entre le gouvernement, le Conseil Café-Cacao et les organisations de producteurs seront particulièrement suivis. Une absence de compromis pourrait transformer le mécontentement actuel en véritable crise sociale au sein de l’une des filières les plus importantes de l’économie ivoirienne.
Rédaction DUNIA NEW’S















