Détroit d’Ormuz : l’Union européenne et les pays du Golfe mettent en garde l’Iran

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Détroit d’Ormuz : l’Union européenne et les pays du Golfe mettent en garde l’Iran

Bruxelles / Riyad – La pression diplomatique s’accentue sur l’Iran autour du détroit d’Ormuz. L’Union européenne et les pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont condamné toute tentative de Téhéran de contrôler ou de restreindre la circulation dans cette voie maritime stratégique.

Dans une déclaration commune publiée samedi, les deux blocs ont appelé la République islamique à garantir la libre circulation dans le détroit, sans conditions ni restrictions.

Le détroit d’Ormuz constitue l’un des passages maritimes les plus importants au monde. Situé entre l’Iran et le sultanat d’Oman, il relie le golfe Persique au golfe d’Oman et à l’océan Indien.

Une grande partie des exportations mondiales de pétrole et de gaz transite par cette voie maritime. Toute perturbation de la navigation pourrait donc avoir des conséquences importantes sur les marchés énergétiques et sur l’économie mondiale.

C’est dans ce contexte que l’Union européenne et les pays du Golfe demandent à l’Iran de garantir que le détroit reste ouvert en permanence.

Dans leur déclaration commune, les pays du Conseil de coopération du Golfe ont également dénoncé les frappes iraniennes visant des infrastructures situées dans plusieurs États de la région.

Le CCG accuse notamment l’Iran d’avoir attaqué des installations énergétiques et des infrastructures de dessalement d’eau au Koweït, ainsi que des zones civiles dans plusieurs pays voisins.

Les pays du Golfe qualifient ces attaques de « crime de guerre » et réclament le respect du droit international humanitaire.

Les infrastructures de dessalement sont particulièrement sensibles dans cette région désertique, où plusieurs pays dépendent fortement de ces installations pour leur approvisionnement en eau potable.

Pour les monarchies du Golfe, les attaques contre les infrastructures énergétiques et civiles constituent une menace directe pour la sécurité régionale.

Les pays membres du CCG estiment que les installations civiles ne doivent pas être prises pour cible, même dans le contexte d’un conflit militaire.

La déclaration commune avec l’Union européenne vise ainsi à envoyer un message clair à Téhéran : le contrôle ou la fermeture du détroit d’Ormuz, tout comme les attaques contre des infrastructures essentielles, ne seront pas acceptés.

Cette prise de position intervient alors que l’Iran fait face à une pression croissante de la part des États-Unis, de plusieurs pays européens et des États du Golfe.

Téhéran affirme de son côté agir pour défendre ses intérêts et répondre aux opérations militaires menées contre son territoire. Les autorités iraniennes ont également menacé de prendre des mesures contre les pays qui soutiendraient les opérations américaines dans la région.

La situation autour du détroit d’Ormuz reste donc particulièrement tendue. Une fermeture ou une perturbation prolongée de cette voie maritime pourrait provoquer une hausse des prix de l’énergie et perturber gravement le commerce international.

Alors que les appels à la désescalade se multiplient, la question du détroit d’Ormuz apparaît désormais comme l’un des principaux points de confrontation entre l’Iran, les États-Unis et leurs alliés.

Rédaction DUNIA NEW’S

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