
La brève accalmie observée au-dessus de Kyiv n’aura finalement pas duré. Alors que la Russie avait annoncé une suspension de ses frappes contre la capitale ukrainienne pendant trois jours, à l’occasion de la visite d’émissaires américains, les bombardements ont repris mardi 8 septembre.
Cette reprise intervient au lendemain des discussions menées à Kyiv par les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Malgré les efforts diplomatiques en cours, aucune avancée décisive vers un règlement du conflit n’a été annoncée.
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Une pause limitée qui n’a pas signifié la fin des frappes
La suspension annoncée par Moscou concernait les frappes contre les capitales russe et ukrainienne pendant trois jours. Le Kremlin avait précisé qu’il ne s’agissait pas d’un cessez-le-feu général.
Les combats et les opérations militaires se sont donc poursuivis dans d’autres secteurs de l’Ukraine durant cette période. Cette distinction était importante : l’accalmie observée à Kyiv ne signifiait pas que les hostilités avaient cessé dans le reste du pays.
Mais dès mardi, cette parenthèse a pris fin.
Kyiv de nouveau sous les missiles et les drones
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Selon Reuters et l’Associated Press, la Russie a lancé dans la nuit une importante attaque aérienne contre Kyiv et plusieurs autres régions ukrainiennes.
Les autorités ukrainiennes font état de deux personnes tuées et d’au moins dix blessés. Plusieurs bâtiments résidentiels et infrastructures civiles ont été endommagés, provoquant notamment des incendies dans différents quartiers de la capitale.
L’armée de l’air ukrainienne affirme avoir intercepté ou neutralisé un grand nombre de missiles et de drones. Malgré ces interceptions, plusieurs sites ont été touchés.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une attaque qu’il estime avoir été conçue pour provoquer le maximum de dégâts.
Zelensky insiste sur l’urgence de la défense aérienne
Dans ce contexte, la question de la défense aérienne demeure l’une des principales préoccupations de Kyiv.
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Depuis plusieurs semaines, les autorités ukrainiennes réclament davantage de systèmes capables d’intercepter les missiles russes, notamment les missiles balistiques. Les stocks de missiles intercepteurs sont particulièrement surveillés alors que la Russie intensifie ses attaques aériennes.
Avant même la reprise des frappes, Zelensky avait fait de la défense aérienne l’un des principaux sujets de discussion avec les représentants américains et européens.
Le président ukrainien cherche notamment à obtenir davantage de systèmes Patriot, considérés comme essentiels pour protéger les grandes villes, les infrastructures énergétiques et les installations stratégiques du pays.
Londres annonce une nouvelle aide militaire
L’appel de Kyiv intervient alors que plusieurs pays européens cherchent à renforcer leur soutien militaire à l’Ukraine.
Le Royaume-Uni a annoncé mardi une enveloppe de 100 millions de livres sterling destinée notamment à renforcer les capacités ukrainiennes de défense aérienne avant l’hiver. Cette aide doit comprendre des missiles Patriot, des munitions d’artillerie et des drones, dans le cadre d’une initiative de l’OTAN visant à répondre aux besoins prioritaires de l’Ukraine.
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Cette annonce illustre l’une des principales difficultés auxquelles l’Ukraine doit faire face : protéger son territoire contre des attaques aériennes de plus en plus importantes tout en préservant ses stocks de missiles intercepteurs.
Une accalmie qui n’a pas débouché sur une percée diplomatique
La pause de trois jours avait été observée avec attention, car elle coïncidait avec la première visite à Kyiv des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner depuis le début du second mandat de Donald Trump.
Les deux représentants américains avaient auparavant rencontré Vladimir Poutine à Moscou. Ils ont ensuite échangé avec Zelensky et plusieurs responsables ukrainiens et européens.
Les discussions ont été qualifiées de constructives par les différents interlocuteurs, mais aucune percée permettant d’aboutir à un accord de paix n’a été annoncée. Les divergences restent notamment importantes sur les questions territoriales et les garanties de sécurité réclamées par Kyiv.
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La reprise des frappes contre Kyiv montre ainsi que les efforts diplomatiques n’ont, pour l’heure, pas permis d’obtenir une cessation durable des hostilités.
L’Europe appelée à ne pas relâcher son soutien
Pour Kyiv, l’enjeu dépasse désormais la seule protection de la capitale. À l’approche de l’hiver, les autorités ukrainiennes redoutent de nouvelles campagnes russes visant les infrastructures énergétiques et les grandes villes.
Zelensky cherche donc à maintenir la pression sur les partenaires européens afin qu’ils continuent à fournir des équipements de défense aérienne et d’autres formes d’assistance militaire.
La courte accalmie observée ces derniers jours aura finalement servi de parenthèse plutôt que de véritable tournant dans la guerre. Avec la reprise des frappes russes, la priorité de Kyiv reste la même : renforcer ses capacités de défense tout en maintenant ouvertes les discussions diplomatiques.
Rédaction DUNIA NEW’S















