Liban : Trump obtient un premier retrait israélien, trois villages deviennent un test pour la paix

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Liban : Trump obtient un premier retrait israélien, trois villages deviennent un test pour la paix

Beyrouth / Washington – Un nouveau dispositif soutenu par les États-Unis vient d’entrer dans sa phase concrète dans le sud du Liban. Washington a annoncé le lancement d’opérations dans trois « zones pilotes » : Froun, Srifa et Zawtar al-Gharbiyé.

L’objectif est de tester un mécanisme permettant à l’armée libanaise de prendre progressivement en charge la sécurité dans certaines zones du sud du pays, dans le cadre d’un accord soutenu par les États-Unis et impliquant le Liban et Israël.

Pour Washington, cette première expérience pourrait servir de modèle à une extension progressive du dispositif à d’autres secteurs du sud du Liban.

Le Département d’État américain a annoncé que les opérations dans ces trois villages avaient débuté conformément au cadre trilatéral conclu entre les États-Unis, le Liban et Israël.

Selon Washington, cette étape est directement liée aux discussions menées récemment entre les délégations israélienne et libanaise à Rome. Le dispositif est placé sous la supervision du Groupe de coordination militaire chargé du Liban.

L’objectif affiché est de parvenir à une mise en œuvre progressive du cadre convenu entre les parties.

Dans les zones concernées, l’armée libanaise doit renforcer sa présence et assurer progressivement les missions de sécurité.

Cette évolution doit permettre de réduire la présence militaire israélienne dans certains secteurs et de donner aux forces libanaises un rôle central dans la protection de la population.

Le déploiement de l’armée libanaise constitue donc le cœur de cette première phase. Pour les États-Unis, il s’agit de vérifier si un transfert progressif de la responsabilité sécuritaire peut fonctionner sur le terrain.

Le dispositif est également lié à un objectif plus large : permettre à l’État libanais de renforcer son contrôle sur le sud du pays.

La présentation de cette opération comme un retrait israélien total des trois villages doit toutefois être nuancée.

Selon des informations rapportées par plusieurs médias, Froun et Srifa ne comptaient déjà plus de soldats israéliens au moment du lancement officiel des opérations. La situation était différente à Zawtar al-Gharbiyé, où le déploiement de l’armée libanaise a suivi une évolution de la présence israélienne dans la zone.

L’armée israélienne a également indiqué qu’elle ajusterait sa posture dans l’une des zones pilotes afin de permettre aux forces libanaises d’accomplir leur mission, tout en affirmant vouloir continuer à protéger ses propres soldats et à conserver le droit de répondre aux menaces.

Le véritable enjeu : savoir si le modèle peut être étendu

Pour Washington, ces trois villages constituent un test grandeur nature.

Si le dispositif permet à l’armée libanaise d’assurer la sécurité, de maintenir l’ordre et de contrôler effectivement les zones concernées, le modèle pourrait être étendu à d’autres secteurs du sud du Liban.

Mais la réussite de l’expérience dépendra de plusieurs facteurs : la capacité de l’armée libanaise à maintenir son contrôle, la situation sécuritaire sur le terrain et l’attitude des différents acteurs présents dans la région.

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a rejeté le cadre soutenu par les États-Unis, ce qui pourrait compliquer sa mise en œuvre dans certaines zones.

Pour l’administration américaine, cette initiative représente une tentative de sortir de la logique des affrontements permanents dans le sud du Liban.

L’idée défendue par Washington est de remplacer progressivement la présence militaire israélienne par une présence sécuritaire libanaise, dans le cadre d’un mécanisme surveillé par les États-Unis.

Si le test est concluant, le dispositif pourrait ouvrir la voie à une extension progressive à d’autres zones.

Mais le chemin vers une paix durable reste encore long. Les questions liées au désarmement du Hezbollah, à la présence militaire israélienne et aux garanties de sécurité restent particulièrement sensibles.

Pour l’heure, trois villages servent donc de laboratoire à une nouvelle stratégie diplomatique et sécuritaire américaine.

Le pari de Washington est simple : démontrer que l’armée libanaise peut reprendre progressivement le contrôle du sud du pays. Si l’expérience réussit, elle pourrait changer la carte sécuritaire de la région. Si elle échoue, les tensions pourraient rapidement reprendre le dessus.

Rédaction DUNIA NEW’S

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