
Genève – Une mission internationale indépendante mandatée par les Nations unies affirme avoir trouvé des « motifs raisonnables de croire » que deux frappes menées par les États-Unis en Iran en février 2026 pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international humanitaire. Cette conclusion figure dans un rapport qui doit être présenté au Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Selon les experts de la mission, les deux frappes auraient causé la mort d’au moins 178 civils, dont de nombreux enfants. Le rapport examine notamment une attaque contre l’école primaire Shajareh Tayyebeh à Minab, dans le sud de l’Iran, où plus de 150 personnes auraient été tuées, parmi lesquelles environ 120 élèves selon les chiffres cités par la mission.
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Une école et un complexe sportif au cœur des accusations
Les enquêteurs estiment que l’école de Minab constituait un objectif civil identifiable et affirment n’avoir trouvé aucun élément démontrant qu’elle était utilisée à des fins militaires au moment de la frappe. Selon leur analyse, les forces américaines auraient agi en étant conscientes du risque élevé de toucher une infrastructure civile, ce qui pourrait constituer une attaque indiscriminée interdite par le droit international.
Le rapport examine également une autre frappe menée à Lamerd, qui a touché un complexe sportif et endommagé des bâtiments résidentiels ainsi qu’une école voisine. Les experts indiquent que cette attaque a fait 22 victimes civiles et concluent également à une possible violation du droit de la guerre.
Washington rejette les accusations
Les conclusions de la mission ne constituent pas un jugement judiciaire et ne déclenchent pas automatiquement de poursuites. Toutefois, elles pourraient être utilisées dans de futures enquêtes nationales ou internationales.
Les autorités américaines ont déjà soutenu par le passé que leurs opérations militaires respectaient le droit des conflits armés. Selon plusieurs médias internationaux, la Maison-Blanche a rejeté les conclusions de la mission, critiquant les positions du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
L’Iran également mis en cause
Le rapport ne vise pas uniquement les États-Unis. La même mission accuse également les autorités iraniennes d’avoir commis des crimes contre l’humanité lors de la répression de mouvements de contestation, évoquant des exécutions illégales, des actes de torture, des détentions arbitraires et des disparitions forcées.
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Cette double mise en cause souligne la gravité des violations présumées documentées par les experts onusiens, qui appellent à la poursuite des investigations et à l’établissement des responsabilités.
Un dossier appelé à alimenter les débats internationaux
La présentation officielle du rapport devant le Conseil des droits de l’homme devrait susciter d’importants débats diplomatiques. Les conclusions interviennent alors que les tensions entre Washington et Téhéran demeurent vives et que les questions de protection des civils en période de conflit restent au centre des préoccupations de la communauté internationale.
Par la rédaction de DUNIA NEWS
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