Mali : Assimi Goïta appelle à l’unité nationale face au « terrorisme multiforme » lors de l’Aïd el-Kébir

Votre Pub ici !

Partager cet article

Le Président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta, a profité de la célébration de l’Aïd el-Kébir pour lancer un nouvel appel à l’unité nationale face aux défis sécuritaires auxquels le Mali reste confronté. Entouré de plusieurs autorités politiques, militaires et religieuses, le chef de l’État a insisté sur la nécessité pour les Maliens de « resserrer les rangs » afin de faire face aux différentes formes de terrorisme qui, selon lui, menacent la stabilité du pays.

La prière de l’Aïd s’est déroulée au palais de Koulouba, à Bamako, dans la salle des banquets spécialement aménagée pour l’occasion. Le Président de la Transition y a prié aux côtés du Premier ministre, du président du Conseil national de Transition (CNT), de membres du gouvernement, de diplomates ainsi que de fidèles musulmans venus célébrer cette importante fête religieuse.

Comme chaque année, l’Aïd el-Kébir encore appelée Tabaski dans plusieurs pays ouest-africains constitue un moment de rassemblement et de communion pour les musulmans. Mais au Mali, cette fête intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des attaques armées dans plusieurs régions du pays.

Selon les autorités maliennes, des groupes armés affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique continuent de mener des attaques contre les forces de défense et certaines localités civiles, malgré les opérations militaires intensifiées ces derniers mois. (france24.com)

Dans son sermon, l’imam de la mosquée de Koulouba, Mahmoud Touré, a formulé des prières pour « la paix, la stabilité et la prospérité du Mali », dans un climat de forte attente au sein de la population.

À l’issue de la prière, Assimi Goïta s’est adressé à la presse nationale et internationale. Le Président de la Transition a décrit un pays confronté à plusieurs formes de menaces qu’il qualifie de « terrorismes multiformes ».

Dans son intervention, il a évoqué : le terrorisme armé ;le terrorisme médiatique ;le terrorisme économique ;le terrorisme politique ;ainsi que ce qu’il appelle un « terrorisme international ».

Sans citer explicitement de pays ou d’organisations, le chef de l’État malien a dénoncé « des récits manipulés » visant, selon lui, à fragiliser la souveraineté du Mali.

« Tous les acharnements à travers des récits manipulés ne sauraient ébranler la volonté du peuple malien pour la paix et la souveraineté », a déclaré le Général Assimi Goïta lors de cette prise de parole officielle.

Depuis la rupture progressive entre Bamako et plusieurs partenaires occidentaux, notamment la France, les autorités de transition multiplient les discours axés sur la souveraineté nationale et la lutte contre les influences étrangères.

Le Président de la Transition a également appelé les Maliens à soutenir davantage les Forces armées maliennes (FAMA) ainsi que leurs partenaires engagés dans les opérations militaires.

Selon lui, les offensives contre les groupes armés vont se poursuivre « partout où ils se trouveront » jusqu’à la « pacification complète du pays ».

Ces déclarations interviennent alors que les autorités maliennes affirment avoir renforcé leurs capacités militaires depuis le départ de la force française Barkhane et de la mission onusienne MINUSMA. Bamako mise désormais sur une coopération sécuritaire plus étroite avec la Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES), formée avec le Burkina Faso et le Niger.

Au-delà de la situation sécuritaire, Assimi Goïta a réaffirmé sa volonté de poursuivre le projet de « refondation » du Mali, souvent désigné par les autorités sous l’expression « Mali Kura », qui signifie « Nouveau Mali » en langue bambara.

Selon le chef de l’État, ce processus constitue désormais « un chemin de non-retour ». Depuis son arrivée au pouvoir à la suite des événements politiques de 2020 et 2021, le pouvoir de transition affirme vouloir reconstruire les institutions maliennes autour des principes de souveraineté, de sécurité et de réorganisation de l’État.

Cette vision continue toutefois de susciter des débats, aussi bien au sein de la classe politique malienne qu’auprès des partenaires internationaux du pays. Certains observateurs saluent une volonté de réaffirmation nationale, tandis que d’autres s’inquiètent de l’allongement de la transition et du recul de certaines libertés politiques. (jeuneafrique.com)

Prières, condoléances et appel à l’espoir

Avant de conclure son intervention, le Président de la Transition a adressé ses vœux aux populations pour une bonne saison des pluies, un enjeu crucial pour l’agriculture et l’économie maliennes.

Il a également formulé des prières pour le retour des pèlerins partis à La Mecque, tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes du terrorisme et ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés.

Dans un Mali toujours confronté à de multiples défis sécuritaires, économiques et humanitaires, cette sortie d’Assimi Goïta apparaît comme un nouveau message de mobilisation nationale autour des autorités de transition et des forces armées.

Rédaction DUNIA NEW’S.

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci