
Le commandant de la Force Qods avertit que de nouveaux fronts pourraient s’ouvrir et évoque des risques pour la navigation maritime dans une zone stratégique du commerce mondial.
La tension continue de monter au Moyen-Orient. L’Iran a adressé un avertissement particulièrement ferme à Israël et aux États-Unis, les accusant d’alimenter l’escalade militaire au Liban et dans la bande de Gaza.
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Dans un message diffusé lundi soir, le général de brigade Esmaeil Qa’ani, commandant de la Force Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), a affirmé que la poursuite des opérations militaires israéliennes pourrait provoquer une extension du conflit à d’autres théâtres régionaux.
Selon le haut responsable militaire iranien, les offensives israéliennes menées contre le Hezbollah au Liban et contre les groupes armés palestiniens à Gaza risquent d’entraîner une réaction plus large de ce que l’Iran désigne comme « l’Axe de la Résistance ».
« L’agression sioniste au Liban et à Gaza, menée avec le soutien indéfectible des États-Unis, ne fera que renforcer la détermination de l’Axe de la Résistance », a déclaré Esmaeil Qa’ani.
Le commandant iranien affirme que plusieurs mouvements alliés de Téhéran pourraient accroître leur implication dans le conflit si la situation continue de se détériorer.
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L’un des passages les plus remarqués de cette déclaration concerne le trafic maritime international.
Le général Qa’ani a évoqué la possibilité que les conditions de navigation dans le détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique reliant la mer Rouge au golfe d’Aden, deviennent aussi tendues que celles observées dans le détroit d’Ormuz.
Ces deux corridors maritimes figurent parmi les plus importants au monde pour le transport du pétrole, du gaz et des marchandises internationales.
Une dégradation de la sécurité dans ces zones pourrait avoir des conséquences majeures sur le commerce mondial et les marchés énergétiques.
Cette déclaration intervient alors qu’Israël a récemment annoncé son intention d’étendre certaines de ses opérations militaires contre des positions liées au Hezbollah au Liban.
Selon plusieurs médias régionaux, les autorités israéliennes ont notamment émis des avertissements concernant certains secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, bastion historique du mouvement chiite libanais.
L’annonce a suscité de vives inquiétudes quant à un possible élargissement du conflit au territoire libanais, déjà fragilisé par une grave crise économique et politique.
En parallèle, Téhéran a annoncé la suspension des échanges de messages indirects avec les États-Unis via des intermédiaires diplomatiques.
Les autorités iraniennes estiment que le cessez-le-feu conclu avec Washington devait contribuer à réduire les tensions sur l’ensemble des fronts régionaux, y compris au Liban.
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Pour les responsables iraniens, la poursuite des opérations israéliennes remet en cause les bases mêmes des discussions engagées ces derniers mois.
Quelques heures après les déclarations iraniennes, le président américain Donald Trump a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Sur son réseau Truth Social, le dirigeant américain a qualifié cet échange de « très productif » et a affirmé qu’aucune troupe israélienne ne serait finalement envoyée à Beyrouth.
À ce stade, les autorités israéliennes n’ont toutefois pas fourni de précisions détaillées permettant de confirmer l’ensemble des affirmations avancées par Washington.
Une région sous haute tension
Cette nouvelle passe d’armes diplomatique illustre la fragilité de l’équilibre régional.
Entre les combats à Gaza, les affrontements réguliers à la frontière israélo-libanaise, les tensions dans le golfe Persique et les négociations difficiles entre Washington et Téhéran, plusieurs analystes redoutent qu’un incident majeur puisse rapidement provoquer une escalade plus large.
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Pour l’heure, les acteurs internationaux multiplient les appels à la retenue, tandis que les regards restent tournés vers Beyrouth, Téhéran, Washington et Tel-Aviv, où se jouent une partie des équilibres géopolitiques du Moyen-Orient.
Rédaction DUNIA NEW’S.















