
Le Nigeria a mis en place une commission indépendante pour faire la lumière sur le décès de 37 jeunes hommes, morts jeudi dans une cellule du Corps nigérian de sécurité et de défense civile (NSCDC) à Minna, capitale de l’État du Niger. Ils avaient été interpellés dans le cadre d’une affaire d’exploitation aurifère présumée illégale.
Selon des survivants, les détenus étaient entassés dans une pièce surpeuplée et à peine aérée. L’un d’eux affirme qu’un produit irritant a été pulvérisé à l’intérieur avant la fermeture de la porte, et que leurs appels à l’aide sont restés sans réponse.
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Le président Bola Tinubu a exigé vendredi une enquête « urgente, exhaustive et transparente », en assurant qu’il ne tolérerait pas de morts causées par la négligence ou les abus d’agents de l’État. Vingt agents et gardes du NSCDC ayant participé aux arrestations et à la détention ont été suspendus, de même que leur supérieur. La commission réunit un ancien responsable du renseignement, un expert médical, un défenseur des droits humains et un représentant des mineurs. Elle a deux semaines pour déterminer d’éventuelles responsabilités, complicités, négligences ou fautes professionnelles.
Dans la ville, les séquelles de cette journée sont encore visibles. Livinus Igenegbai, 31 ans, agent de services financiers mobiles, raconte que les commerces ont fermé, que des habitants ont été blessés et que les gaz lacrymogènes ont longtemps saturé l’air. Yahaya Umar, chauffeur de bus de 42 ans, a vu des jeunes lancer des pierres sur un parking, après avoir fui les abords des locaux de la défense civile.
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L’État du Niger, riche en ressources minérales, attire des milliers de mineurs artisanaux en quête d’or.
Patrice Assiongbon Sowanou















