
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a vivement critiqué jeudi la reconnaissance d’un État palestinien par certains pays européens, dont la France. S’exprimant à Quito, en Équateur, aux côtés de la ministre équatorienne des Affaires étrangères, Gabriela Sommerfeld, Rubio a estimé que cette démarche « créerait de gros problèmes » dans un contexte marqué par les menaces d’annexion de la Cisjordanie par Israël.
Selon lui, ces reconnaissances ont contribué à « encourager le Hamas à durcir ses positions » et à s’éloigner des négociations. Israël avait d’ailleurs récemment refusé une visite du président français Emmanuel Macron, en réaction à l’initiative de Paris de reconnaître officiellement l’État de Palestine.
Le chef de la diplomatie américaine a par ailleurs tenté de nuancer les débats sur l’annexion de la Cisjordanie, affirmant qu’il s’agissait d’un « sujet porté par certains acteurs politiques israéliens » et non d’une décision irréversible. Ses propos interviennent après la déclaration du ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, qui a annoncé l’intention d’Israël d’annexer 82 % de la Cisjordanie occupée afin d’empêcher l’émergence d’un État palestinien.
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La communauté internationale, rappelons-le, considère les colonies israéliennes comme illégales au regard du droit international. L’ONU a récemment alerté sur la menace que représente leur expansion pour la solution à deux États, tandis que la Cour internationale de Justice a jugé en juillet dernier l’occupation israélienne illégale, exigeant l’évacuation des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
« Nous avions prévu que cela arriverait. Nous avons averti tout le monde que cela se produirait. Mais certains ont choisi de poursuivre une voie illusoire », a martelé Marco Rubio, cité par l’agence Anadolu.
Imam chroniqueur
Babacar Diop















