France : Bally Bagayoko visé par une enquête du Parquet national financier sur son emploi à la RATP

Votre Pub ici !

Partager cet article
France : Bally Bagayoko visé par une enquête du Parquet national financier sur son emploi à la RATP

PARIS — Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, fait désormais l’objet d’une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF). La justice française cherche notamment à déterminer dans quelles conditions l’élu de La France insoumise a été employé à la RATP, alors qu’il exerçait parallèlement plusieurs fonctions électives.

Annoncée lundi 24 août 2026, la procédure a en réalité été ouverte le 19 août. Le PNF indique vouloir procéder aux « vérifications utiles concernant les conditions d’emploi » de Bally Bagayoko au sein de la régie des transports parisiens.

L’enquête porte notamment sur des faits susceptibles de relever du détournement de fonds publics, du recel et de la concussion. Elle fait suite à plusieurs articles de presse ainsi qu’à des plaintes déposées par l’association AC!! Anti-Corruption.

Le parcours professionnel de l’élu dans le viseur

À l’origine de cette affaire se trouvent des interrogations sur le parcours professionnel de Bally Bagayoko à la RATP et sur la compatibilité de cet emploi avec ses différentes responsabilités politiques.

Le Canard enchaîné s’est notamment intéressé à son recrutement à la RATP en 2000 ainsi qu’au cumul, pendant plusieurs années, de son poste au sein de la régie avec ses mandats locaux.

Selon les éléments rapportés par la presse, Bally Bagayoko aurait notamment occupé un poste de cadre à la RATP tout en exerçant des responsabilités politiques à Saint-Denis et au conseil départemental.

C’est précisément ce fonctionnement que le PNF entend désormais examiner. L’objectif de l’enquête est de déterminer si les conditions d’emploi de l’élu étaient conformes aux règles applicables et si les faits rapportés sont susceptibles de constituer des infractions pénales.

À ce stade, aucune conclusion judiciaire n’a été tirée. L’ouverture d’une enquête préliminaire signifie que le parquet souhaite vérifier les faits avant de décider des suites éventuelles à donner à la procédure.

Deux plaintes déposées par une association anticorruption

L’affaire a également pris une dimension judiciaire après l’intervention de l’association AC!! Anti-Corruption.

Selon l’AFP, l’association avait déposé une première plainte auprès du Parquet national financier, visant notamment Bally Bagayoko pour des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif. La plainte faisait suite aux révélations du Canard enchaîné sur le cumul supposé entre son emploi à temps plein à la RATP et ses fonctions d’élu.

L’association avait également évoqué d’autres qualifications potentielles, notamment la prise illégale d’intérêts, le favoritisme, le manquement à la probité et le cumul irrégulier d’activités publiques.

Le PNF a finalement ouvert son enquête le 19 août.

Cette décision ne signifie toutefois pas que les accusations formulées par l’association sont établies. Elles font précisément partie des éléments que la justice doit désormais vérifier.

Que reproche-t-on exactement à Bally Bagayoko ?

Au cœur des interrogations figure donc le cumul entre son activité professionnelle à la RATP et ses mandats politiques.

Les publications de presse ont notamment soulevé des questions concernant les conditions de son recrutement, son organisation du travail et les rémunérations perçues pendant les années où il exerçait parallèlement des responsabilités publiques.

Le Canard enchaîné avait ainsi évoqué un recrutement effectué sans concours ni entretien, ainsi que des horaires et des indemnités qui auraient suscité des interrogations.

Mais ces affirmations sont contestées.

Un ancien secrétaire général de la ville de Saint-Denis et ancien dirigeant de la RATP, Jacques Marsaud, a notamment défendu le parcours professionnel de Bally Bagayoko. Selon une réaction relayée par la presse, il affirme que l’intéressé avait passé plusieurs entretiens avant son recrutement et que celui-ci reposait sur ses compétences.

Le travail du PNF consistera donc notamment à confronter les différentes versions et à vérifier les documents, les conditions contractuelles et la réalité du travail effectué.

Bally Bagayoko conteste les accusations

Le maire de Saint-Denis rejette les soupçons qui pèsent sur lui.

Dans une réaction publiée le 24 août, il a assuré être « serein sur l’issue » de cette affaire et estimé que les accusations portées contre lui n’étaient pas fondées.

L’élu dénonce également ce qu’il considère comme une campagne visant à le discréditer politiquement.

Cette position est importante dans le traitement de l’affaire : Bally Bagayoko est aujourd’hui une personne faisant l’objet d’une enquête, pas une personne reconnue coupable des faits évoqués.

Les investigations devront précisément déterminer si les soupçons formulés dans les articles de presse et les plaintes présentent une réalité juridique.

Une enquête qui intervient quelques mois après son arrivée à la mairie

Cette procédure intervient alors que Bally Bagayoko vient de prendre les commandes de la mairie de Saint-Denis.

L’élu de La France insoumise a remporté les élections municipales de mars 2026 et a été installé dans ses fonctions de maire le 21 mars 2026. Il devient ainsi le premier édile d’une des principales communes de Seine-Saint-Denis dans un contexte politique particulièrement observé.

L’ouverture de l’enquête du PNF intervient donc quelques mois seulement après son arrivée à la tête de la ville.

Le dossier pourrait ainsi avoir des conséquences politiques importantes, même si aucune conclusion judiciaire ne peut encore être tirée.

Le rôle du Parquet national financier

Le PNF est spécialisé dans les affaires complexes touchant notamment à la grande délinquance économique et financière et à certaines atteintes à la probité.

Dans le dossier Bally Bagayoko, le parquet n’a pas annoncé de mise en examen ni de poursuites à ce stade.

La procédure se trouve au stade des investigations préliminaires. Les enquêteurs devront recueillir et analyser les éléments permettant de déterminer si les faits dénoncés correspondent ou non à des infractions.

Cette distinction est essentielle : une enquête préliminaire peut déboucher sur un classement sans suite, sur l’ouverture d’une information judiciaire ou, selon les éléments réunis, sur d’autres suites judiciaires.

Pour l’heure, rien ne permet donc de préjuger de l’issue de la procédure.

Une affaire désormais entre les mains de la justice

L’enquête ouverte le 19 août marque néanmoins une nouvelle étape dans cette affaire.

Après les articles de presse et les plaintes de l’association AC!! Anti-Corruption, le dossier est désormais officiellement examiné par le Parquet national financier. Les conditions dans lesquelles Bally Bagayoko a travaillé à la RATP, notamment pendant les années où il exerçait des responsabilités politiques, vont faire l’objet de vérifications.

Le maire de Saint-Denis conteste les accusations et affirme être serein. De leur côté, les plaignants estiment que les éléments rapportés justifient pleinement l’intervention de la justice.

Une seule certitude, à ce stade : l’enquête vient de commencer. Il appartiendra désormais aux investigations de déterminer si les soupçons évoqués sont fondés ou non.

En attendant d’éventuelles nouvelles décisions du parquet ou d’un juge, Bally Bagayoko bénéficie naturellement de la présomption d’innocence.

Rédaction DUNIA NEW’S

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci