
La Russie et l’Iran poursuivent le renforcement de leur partenariat stratégique. Les deux pays mettent en avant l’avancement d’un vaste programme de coopération dans les domaines du nucléaire civil et des transports, avec en toile de fond leur volonté commune de réduire leur dépendance aux circuits économiques dominés par les puissances occidentales.
Selon des responsables iraniens, un accord estimé à 25 milliards de dollars prévoit la construction de plusieurs réacteurs nucléaires dans le sud de l’Iran. Le projet, signé en 2025 entre la société iranienne Iran Hormoz et le groupe russe Rosatom, porte sur la réalisation de quatre réacteurs nucléaires de troisième génération à Sirik, dans la province d’Hormozgan. Chaque unité devrait produire environ 1 255 mégawatts d’électricité.
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Les autorités iraniennes présentent ce programme comme l’un des plus importants investissements jamais réalisés dans le secteur énergétique du pays. Le coût global du projet est estimé à 25 milliards de dollars et vise à renforcer les capacités de production électrique de l’Iran, dont la seule centrale nucléaire opérationnelle demeure celle de Bouchehr.
Lors d’une conférence organisée à Moscou début juin, l’ambassadeur d’Iran en Russie, Kazem Jalali, a confirmé que les deux pays poursuivaient activement leur coopération nucléaire civile, tout en soulignant l’importance stratégique de ces investissements pour l’avenir énergétique iranien.
Parallèlement au volet nucléaire, Moscou et Téhéran accélèrent le développement du Corridor international de transport Nord–Sud (INSTC). Ce vaste réseau multimodal doit relier la Russie à l’océan Indien via l’Iran, en combinant voies ferroviaires, routes et liaisons maritimes.
L’objectif est de créer une alternative aux routes commerciales traditionnelles passant par le canal de Suez et d’offrir aux marchandises russes un accès plus rapide aux marchés d’Asie du Sud, du Golfe et de l’océan Indien. Selon plusieurs estimations, cette route pourrait réduire significativement les délais de transport entre la Russie et l’Inde.
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Les deux pays, tous deux confrontés à des sanctions occidentales, voient dans cette coopération un moyen de sécuriser leurs échanges commerciaux et de développer des infrastructures moins dépendantes des circuits financiers et logistiques traditionnels.
L’ambassadeur iranien à Moscou a indiqué que le corridor Nord–Sud gagnait en importance dans le contexte géopolitique actuel, marqué par les perturbations de plusieurs voies maritimes stratégiques et par la volonté de nombreux pays de diversifier leurs routes commerciales.
Plusieurs publications sur les réseaux sociaux évoquent déjà une « grande centrale nucléaire d’Ormuz » ainsi que le transit de « plus de 3 millions de tonnes de marchandises » sur certaines branches du corridor. Ces affirmations circulent dans des médias proches des autorités iraniennes, mais les données détaillées et indépendamment vérifiées restent limitées à ce stade.
Ce qui est confirmé en revanche, c’est que Moscou et Téhéran considèrent désormais leur coopération nucléaire et logistique comme l’un des piliers de leur rapprochement stratégique, dans un contexte international marqué par les tensions avec les pays occidentaux et la recherche de nouveaux partenariats économiques.
Rédaction DUNIA NEW’S.















