
La bataille se déplace désormais sur le terrain judiciaire. Accusé, à travers des publications relayées sur les réseaux sociaux, d’avoir un accès privilégié aux images du système de vidéosurveillance de la ville de Tiassalé, le maire Assalé Tiémoko est sorti de son silence et promet une riposte devant les tribunaux.
Dans une déclaration au ton particulièrement ferme, l’élu dénonce ce qu’il qualifie de « mensonges », de « fausses nouvelles » et de « diffamation », visant directement le journaliste Yacouba Doumbia.
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Au cœur de la polémique : les caméras de surveillance de la ville
Selon les accusations relayées par Yacouba Doumbia, les écrans de contrôle des caméras de protection de la ville seraient installés dans le bureau du maire, lequel pourrait disposer des images à sa convenance.
Une version catégoriquement rejetée par Assalé Tiémoko.
Le maire affirme que l’écran visible dans son bureau est exclusivement destiné à la surveillance des locaux administratifs de la mairie, un dispositif qu’il présente comme courant dans les institutions publiques et privées disposant d’un système de sécurité interne.
Concernant les caméras de surveillance urbaine, il assure que leur centre de contrôle se trouve dans une salle spécifique, placée sous la responsabilité des forces de sécurité.
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« Aucun agent de la mairie n’y a accès sans autorisation », soutient-il, précisant que la police, la gendarmerie ainsi que les services compétents de l’ARTCI peuvent témoigner du fonctionnement du dispositif.
« Il devra en répondre devant la justice »
Visiblement déterminé à porter l’affaire devant les juridictions compétentes, Assalé Tiémoko estime que les accusations portées contre lui ne reposent sur aucun élément vérifiable.
Dans son message, il affirme que Yacouba Doumbia devra démontrer devant la justice les affirmations selon lesquelles il existerait des « caméras du maire » et que le maire fournirait lui-même les images enregistrées par le système de vidéosurveillance de la ville.
Pour l’édile, il ne s’agit plus d’un simple débat politique mais d’une affaire susceptible d’engager la responsabilité de son auteur devant les tribunaux.
Un nouveau front dans le climat politique local
Cette affaire intervient dans un contexte politique déjà marqué par de nombreuses confrontations verbales sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.
Si les accusations formulées par Yacouba Doumbia ont suscité de nombreuses réactions, la version des faits présentée par le maire ouvre désormais la voie à une possible confrontation judiciaire où chaque partie pourrait être appelée à produire ses preuves.
Une chose est certaine : à Tiassalé, la polémique autour des caméras de surveillance est loin d’être terminée. Et si la plainte annoncée est effectivement déposée, c’est désormais devant le procureur que pourrait se jouer le prochain épisode de cette affaire qui alimente déjà les débats dans la cité de l’Agnéby.
Par la rédaction de DUNIA NEWS















