
À la tribune des Nations unies, le président guinéen Mamadi Doumbouya a de nouveau attiré l’attention par ses déclarations sur les coups d’État et la gouvernance en Afrique. Des propos qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et suscité de nombreuses réactions à travers le continent.
« Les vrais putschistes, les plus nombreux, ce sont ceux qui manigancent, qui utilisent la fourberie, qui trichent pour manipuler les textes de la Constitution afin de se maintenir éternellement au pouvoir. »
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Cette phrase, prononcée par Mamadi Doumbouya devant l’Assemblée générale des Nations unies, est redevenue virale ces dernières heures. Le chef de l’État guinéen y établit une distinction entre les coups d’État militaires et ce qu’il considère comme des atteintes à l’esprit démocratique opérées à travers des modifications constitutionnelles destinées à prolonger le maintien au pouvoir de certains dirigeants.
Selon le texte officiel de son intervention consultable dans les archives des Nations unies, le président guinéen a affirmé que « le putschiste n’est pas seulement celui qui prend les armes pour renverser un régime », ajoutant que ceux qui modifient les règles constitutionnelles en cours de mandat constituent également une forme de rupture de l’ordre démocratique.
Un discours qui s’inscrit dans le contexte des transitions africaines
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Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a cherché à expliquer la multiplication des transitions militaires observées ces dernières années dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Selon lui, ces situations trouvent leur origine dans des causes plus profondes que les seuls renversements de pouvoir par les armes.
Le président guinéen a notamment évoqué les « promesses non tenues », la perte de confiance des populations envers leurs dirigeants ainsi que les révisions constitutionnelles controversées menées dans certains États africains.
Arrivé au pouvoir après le renversement du président Alpha Condé en septembre 2021, Mamadi Doumbouya défend depuis plusieurs années l’idée selon laquelle certaines crises politiques africaines trouvent leur origine dans les tensions créées par les débats sur les limitations de mandat et les réformes constitutionnelles.
Des propos qui continuent de faire réagir
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Sur les réseaux sociaux, les déclarations du dirigeant guinéen ont suscité des réactions contrastées. Certains internautes estiment qu’elles mettent en lumière un débat réel sur l’alternance démocratique en Afrique. D’autres rappellent que ces propos émanent d’un dirigeant arrivé lui-même au pouvoir à la suite d’un coup d’État militaire.
Cette séquence démontre néanmoins que la question de la gouvernance, de l’alternance politique et du respect des constitutions demeure l’un des sujets les plus sensibles sur le continent africain.
À New York, la sortie de Mamadi Doumbouya a une nouvelle fois replacé ce débat au cœur des discussions internationales, bien au-delà du seul cas guinéen.
Rédaction DUNIA NEW’S















