Burkina Faso : la peine de mort réintroduite dans le Code pénal, cinq catégories d’infractions concernées.

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Le Burkina Faso franchit une étape majeure dans sa politique pénale. Mardi 20 octobre 2026, l’Assemblée législative du peuple (ALP) a adopté à l’unanimité des 71 parlementaires votants le nouveau Code pénal, qui marque notamment le retour de la peine de mort, abolie pour les crimes de droit commun en 2018. Une décision qui modifie profondément l’arsenal répressif du pays.

Burkina Faso : la peine de mort réintroduite dans le Code pénal, cinq catégories d’infractions concernées.

Présenté au nom du gouvernement par le ministre de la Justice et des Droits humains, Maître Edasso Rodrigue Bayala, le texte procède à une relecture de la loi n°025-2018/AN du 25 mai 2018 portant Code pénal. Selon les autorités burkinabè, cette réforme vise à renforcer l’ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à mieux protéger les personnes et les biens.

Cinq catégories d’infractions passibles de la peine capitale

Parmi les principales mesures annoncées figure la réintroduction de la peine de mort pour plusieurs infractions graves. Selon les informations communiquées à l’issue de l’adoption du texte, les infractions concernées comprennent :

  • Les actes de terrorisme ;
  • La trahison ;
  • L’espionnage ;
  • Le parricide, c’est-à-dire le meurtre d’un parent ;
  • L’importation de produits périmés ou prohibés ayant entraîné la mort.

Ces dispositions traduisent un durcissement de la réponse pénale voulue par les autorités. Le détail des conditions d’application de ces sanctions devra toutefois être apprécié à la lumière du texte intégral du nouveau Code pénal et de ses dispositions d’entrée en vigueur.

Une rupture avec la réforme de 2018

En 2018, le Burkina Faso avait supprimé la peine de mort pour les crimes de droit commun dans son Code pénal. Son rétablissement constitue donc un changement important dans l’orientation de la politique pénale nationale.

Le gouvernement justifie cette révision par la nécessité d’adapter la législation à l’évolution de la criminalité et aux impératifs de protection de la société. La lutte contre le terrorisme figure notamment parmi les enjeux mis en avant par les autorités.

Une réforme plus large du système pénal

La nouvelle version du Code pénal ne se limite pas au retour de la peine capitale. Le texte a fait l’objet d’un examen parlementaire approfondi, marqué par l’adoption de plus de 700 amendements de forme et de fond, selon l’Assemblée législative du peuple.

Cette révision vise à adapter le dispositif pénal aux réalités actuelles du pays et aux nouvelles formes de criminalité. Elle ouvre ainsi une nouvelle phase dans l’évolution de la justice burkinabè, avec des conséquences importantes pour les personnes susceptibles d’être poursuivies pour les infractions visées.

L’adoption du texte est désormais acquise au niveau parlementaire. Sa portée juridique effective doit être appréciée au regard des formalités de promulgation, de publication et d’entrée en vigueur applicables.

Rédaction DUNIA NEW’S.

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