CÔTE D’IVOIRE : OUATTARA ENVISAGE UN NOUVEAU REMANIEMENT MINISTÉRIEL, LE RHDP À LA RECHERCHE DE NOUVEAUX PROFILS
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Moins de dix mois après la formation de son gouvernement en janvier 2026, le président ivoirien Alassane Ouattara envisagerait une nouvelle recomposition de son équipe ministérielle. Selon le média spécialisé Africa Intelligence, publié le 20 octobre, le chef de l’État serait insatisfait de la gestion de plusieurs dossiers et réfléchirait à un remaniement qui pourrait intervenir avant la mi-novembre. Des consultations auraient été engagées au sein de son entourage afin d’identifier de nouveaux profils susceptibles d’intégrer l’exécutif. Aucune annonce officielle n’a toutefois confirmé cette éventualité.
Ouattara insatisfait de la gestion de plusieurs dossiers
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Le gouvernement ivoirien pourrait connaître une nouvelle réorganisation dans les prochaines semaines. D’après Africa Intelligence, Alassane Ouattara étudie la possibilité de revoir la composition de son équipe, qu’il juge insatisfaisante sur plusieurs dossiers.
Selon cette publication, le président aurait demandé à ses principaux collaborateurs de lui soumettre des propositions de personnalités capables de rejoindre le gouvernement. L’échéance évoquée se situerait autour de la mi-novembre 2026, même si ni la date exacte ni l’ampleur d’un éventuel remaniement ne sont connues.
Cette réflexion intervient après la réélection du chef de l’État pour un quatrième mandat et la formation d’un nouveau gouvernement à la fin du mois de janvier dernier.
Meyliet Koné, Beugré Mambé et Téné Birahima sollicités
Toujours selon Africa Intelligence, trois personnalités du premier cercle présidentiel auraient été chargées de proposer de nouveaux profils : le vice-président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, et le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Téné Birahima Ouattara.
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Les propositions recherchées concerneraient des cadres issus du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir.
Ces consultations pourraient ainsi contribuer à redéfinir certains équilibres au sein de la majorité présidentielle. Toutefois, aucun nom de futur ministre ni aucune liste de personnalités susceptibles de quitter le gouvernement n’ont été officiellement annoncés.
Un remaniement limité en janvier 2026
Ce possible nouveau réaménagement intervient quelques mois après une première réorganisation de l’exécutif.
En janvier 2026, Alassane Ouattara avait envisagé un renouvellement plus important de son équipe avant de finalement opter pour un remaniement limité, marqué principalement par des changements de portefeuilles.
Quatre ministres avaient alors quitté le gouvernement : Kobenan Kouassi Adjoumani, précédemment chargé de l’Agriculture, Bouaké Fofana, qui dirigeait le département de la Salubrité, Laurent Tchagba, ancien ministre des Eaux et Forêts, et Léon Kacou Houadja Adom, qui était à la tête des Affaires étrangères.
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L’une des principales nouvelles arrivées avait été celle de Hien Yacouba Sié, nommé ministre des Infrastructures économiques et de l’Entretien routier.
Cette nomination s’était accompagnée d’une redistribution de certaines compétences relatives aux grands travaux, auparavant rattachées au ministère des Transports et des Affaires maritimes dirigé par Amadou Koné.
Les dossiers stratégiques au cœur des arbitrages
Selon les informations rapportées par Africa Intelligence, l’insatisfaction présidentielle concernerait plusieurs dossiers dont le traitement ne donnerait pas entière satisfaction au sommet de l’État.
Parmi les sujets évoqués figure notamment le chantier du métro d’Abidjan, qui fait l’objet de tensions avec le groupe français Bouygues, chargé de sa construction. Ce dossier illustre les enjeux économiques et techniques auxquels sont confrontées les autorités dans la conduite des grands projets d’infrastructures.
Il serait toutefois prématuré d’affirmer que ce chantier constitue, à lui seul, un motif du remaniement envisagé. Les informations disponibles font état d’une insatisfaction plus générale, sans établir de lien exclusif entre un dossier particulier et les éventuels changements ministériels.
Une ouverture à l’opposition qui ne serait pas à l’ordre du jour
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D’après Africa Intelligence, les consultations en cours privilégieraient les personnalités issues du RHDP. Une entrée de responsables du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dirigé par Laurent Gbagbo, ou du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), associé à Tidjane Thiam, ne serait pas envisagée à ce stade.
Cette orientation suggérerait que le chef de l’État privilégierait, dans l’immédiat, une réorganisation interne à sa majorité plutôt qu’une ouverture politique à l’opposition.
Là encore, cette information repose sur les éléments rapportés par le média spécialisé. Aucune communication officielle de la présidence n’a précisé les contours d’un éventuel futur gouvernement.
Le RHDP également concerné par les ajustements
En août 2026, Alassane Ouattara avait déjà procédé à une réorganisation des structures de son parti. Cette évolution, combinée aux consultations évoquées autour de la composition du gouvernement, intervient dans une période où le pouvoir cherche à ajuster son organisation politique et institutionnelle.
Si le projet de remaniement se concrétise, il pourrait modifier certains équilibres au sein de l’exécutif et ouvrir la voie à l’arrivée de nouveaux profils.
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Pour l’heure, les interrogations portent sur l’ampleur des changements envisagés, les ministères concernés et les personnalités susceptibles d’intégrer ou de quitter le gouvernement.
Un remaniement avant la mi-novembre ?
La perspective évoquée par Africa Intelligence place les prochaines semaines sous le signe de l’attente au sein de la classe politique ivoirienne. Après un premier réaménagement limité en janvier, Alassane Ouattara pourrait être tenté de revoir plus profondément son équipe afin de répondre aux difficultés relevées dans la conduite de certains dossiers.
Mais tant qu’aucune décision officielle n’est annoncée, cette éventualité demeure une hypothèse. Les prochaines communications de la présidence permettront de savoir si les consultations en cours déboucheront effectivement sur un nouveau gouvernement.
Rédaction DUNIA NEW’S













