
Seize pays européens ont signalé 1 482 contaminations locales depuis le début de la saison 2026, selon un bilan publié vendredi par l’ECDC, qui recense 19 nouvelles zones touchées cette semaine.
Près de 1 500 cas humains de virus du Nil occidental contractés localement ont été recensés en Europe depuis le début de la saison 2026, dont 81 en France, selon un bilan publié vendredi par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).
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Au total, 1 482 cas ont été signalés dans 16 pays sur la base des données transmises jusqu’au 17 septembre. L’Italie est la plus touchée avec 652 cas, devant la Grèce (355), l’Espagne (114), la Roumanie (91) et la France (81).
L’ECDC a identifié 180 zones de circulation locale du virus, dont 19 signalées pour la première fois cette semaine. La France compte 19 zones touchées, derrière l’Italie (65), la Grèce et la Roumanie (22 chacune).
Une zone est considérée comme affectée lorsqu’au moins un cas humain contracté localement y est détecté pendant la saison de transmission. Le bilan ne prend pas en compte les données de surveillance concernant les oiseaux et les chevaux.
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Une infection transmise par les moustiques
Le virus circule principalement entre les oiseaux et les moustiques, notamment ceux du genre Culex. Les humains et les autres mammifères peuvent être contaminés accidentellement par la piqûre d’un moustique infecté.
Environ 80% des infections humaines sont asymptomatiques, selon l’ECDC. Près de 20% peuvent provoquer une fièvre accompagnée notamment de maux de tête, de fatigue, de douleurs musculaires, de vomissements ou d’éruptions cutanées.
Moins de 1% des personnes infectées développent une forme neurologique grave, comme une méningite ou une encéphalite. Les personnes âgées ou immunodéprimées présentent un risque plus élevé et aucun traitement spécifique ni vaccin humain n’est actuellement disponible.
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La majorité des contaminations européennes surviennent entre juillet et septembre, lorsque les moustiques sont les plus actifs. Les températures élevées, les zones humides et la présence d’oiseaux migrateurs favorisent la circulation du virus.
Le suivi hebdomadaire de l’ECDC doit notamment permettre aux autorités sanitaires d’adapter les mesures de sécurité concernant les dons de sang, d’organes, de tissus et de cellules dans les zones touchées.
Patrice Assiongbon SOWANOU















