Bénin : 39 agents perdent leur statut de permanents à l’Assemblée nationale

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Bénin : 39 agents perdent leur statut de permanents à l’Assemblée nationale

Par la rédaction

Une décision administrative prise au sommet de l’Assemblée nationale suscite de nombreuses réactions. Trente-neuf travailleurs de l’institution parlementaire ont officiellement perdu leur qualité d’Agents permanents de l’Assemblée nationale (APAN), selon un document signé le 3 septembre 2026 par le président de l’institution, Joseph Fifamin Djogbénou.

Cette mesure intervient dans un contexte marqué par l’adoption du budget 2027 du Parlement, présenté comme inférieur à celui de l’exercice précédent. Plusieurs observateurs s’interrogent désormais sur les implications administratives et financières de cette décision.

Une révision du statut de plusieurs agents

Selon les informations rapportées par plusieurs médias béninois, deux décisions administratives signées le même jour modifient la situation de 52 travailleurs de l’Assemblée nationale. La première concerne 39 agents qui perdent leur statut de permanents, tandis qu’une seconde décision touche 13 autres agents radiés de la fonction publique parlementaire.

Les textes évoquent des mesures liées à la gestion administrative de l’institution et annulent plusieurs actes d’engagement, de titularisation ou de reversement pris entre 2021 et 2026.

Pas de licenciement immédiat

Contrairement à certaines interprétations relayées sur les réseaux sociaux, les décisions publiées ne signifient pas automatiquement la rupture du lien de travail entre les agents concernés et l’Assemblée nationale.

Les médias ayant consulté les actes administratifs indiquent que les travailleurs concernés retrouvent, pour la plupart, leur situation contractuelle antérieure. Autrement dit, ils cessent d’être considérés comme agents permanents de l’institution mais demeurent employés sous contrat de travail.

Cette nuance est importante, car elle distingue une perte de statut administratif d’un licenciement pur et simple.

Une réforme qui relance le débat

La décision remet sur le devant de la scène la question du statut du personnel parlementaire. Sous la huitième législature, plusieurs réformes avaient été engagées afin d’intégrer des agents contractuels dans la fonction publique parlementaire et de renforcer leur sécurité professionnelle.

Les nouvelles mesures apparaissent ainsi comme un retour sur certains actes pris au cours de cette période. Elles ne suppriment toutefois pas l’existence de la fonction publique parlementaire elle-même.

Des interrogations sur les motivations

À ce stade, aucune communication détaillée de l’Assemblée nationale n’explique publiquement les raisons précises ayant conduit à ces annulations. Les documents consultés par la presse évoquent principalement des impératifs de gestion administrative.

Dans les prochains jours, les syndicats du personnel, les travailleurs concernés ou encore l’administration parlementaire pourraient apporter davantage d’éclaircissements sur les conséquences concrètes de ces décisions.

Une chose est néanmoins certaine : cette réorganisation administrative touche directement plusieurs dizaines de travailleurs et constitue l’un des premiers dossiers sociaux majeurs enregistrés sous la présidence de Joseph Fifamin Djogbénou à la tête de l’Assemblée nationale.

Rédaction DUNIA NEW’S

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