
Le créateur de contenus béninois Arsène Kplédo, connu sous le pseudonyme « Billy » et membre du célèbre duo « Molly et Billy », retrouve sa liberté. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) l’a relaxé au bénéfice du doute, mettant ainsi fin à plusieurs mois de détention provisoire. La juridiction a également ordonné la restitution des biens saisis lors de la perquisition à son domicile.
Le dossier du tiktokeur Arsène Kplédo, alias « Billy », connaît finalement son épilogue.
Après plusieurs mois de détention provisoire, le créateur de contenus a été relaxé au bénéfice du doute par la CRIET. Cette décision intervient après une procédure judiciaire qui avait débuté au mois de mars 2026 et qui avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
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Billy avait été placé sous mandat de dépôt le 18 mars 2026, après sa présentation devant la juridiction spéciale. Il était notamment poursuivi dans une affaire portant sur des faits présumés d’escroquerie via Internet.
Sa détention aura ainsi duré plusieurs mois avant que la Cour ne se prononce finalement en sa faveur.
Le parquet avait déjà ouvert la voie à la relaxe
Le dénouement de ce jeudi n’était toutefois pas totalement inattendu.
Lors de l’audience du 16 juillet 2026, le ministère public avait lui-même requis la relaxe d’Arsène Kplédo au bénéfice du doute.
Le parquet avait estimé que les éléments réunis dans le dossier ne permettaient pas d’établir avec suffisamment de certitude que le prévenu s’était livré aux activités de cyberescroquerie qui lui étaient reprochées.
Cette position du ministère public constituait un tournant important dans la procédure.
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La défense avait, pour sa part, toujours contesté les accusations et présenté Billy comme un entrepreneur du numérique, expliquant que ses activités sur Internet correspondaient à des services proposés à des internautes souhaitant développer leur présence et leurs revenus sur les plateformes numériques.
Des téléphones et un véhicule saisis
L’affaire avait notamment donné lieu à une perquisition au domicile du créateur de contenus.
Plusieurs téléphones portables avaient été saisis et analysés dans le cadre de l’enquête. Le dossier portait notamment sur des services liés à la création et à la gestion de comptes monétisés sur les réseaux sociaux.
Le parquet avait également évoqué un dossier concernant la création d’un compte PayPal qui n’aurait été que partiellement exécutée. Mais, au terme de l’examen des éléments, le ministère public avait considéré que ceux-ci ne permettaient pas de démontrer avec certitude la commission d’une cyberescroquerie.
Lors de ses réquisitions, le parquet avait donc demandé non seulement la relaxe, mais également la restitution du véhicule et des téléphones portables saisis.
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Un dossier qui comportait également un volet politique
La procédure ne concernait pas uniquement les accusations d’escroquerie via Internet.
Billy avait également été interrogé par la CRIET sur certaines publications diffusées sur les réseaux sociaux à la suite de la tentative de coup d’État déjouée du 7 décembre 2025 au Bénin.
Lors de sa comparution du 23 avril, la Cour avait notamment examiné certains propos publiés par le créateur de contenus au moment des événements. Billy avait expliqué devant les juges qu’il cherchait notamment à rassurer sa communauté et à éviter la propagation de la panique.
Le dossier illustre ainsi les différents volets auxquels le créateur de contenus devait répondre devant la juridiction spéciale.
De la notoriété sur TikTok à la CRIET
Avant son arrestation, Arsène Kplédo était surtout connu du public béninois à travers le duo « Molly et Billy », formé avec sa compagne Molly.
Le couple avait acquis une importante visibilité sur les réseaux sociaux grâce à ses contenus consacrés à sa vie quotidienne et à sa relation.
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L’arrestation de Billy avait donc rapidement suscité de nombreuses réactions de la part des internautes et de ses abonnés.
Son placement en détention, le 18 mars, avait marqué une rupture brutale avec cette activité médiatique.
Le doute profite finalement au prévenu
La décision de la CRIET intervient dans un contexte où le ministère public avait déjà reconnu, lors de l’audience précédente, que les preuves disponibles ne permettaient pas de parvenir avec certitude à une condamnation.
La relaxe au bénéfice du doute signifie que la juridiction n’a pas retenu les charges de manière suffisante pour condamner le prévenu.
Il s’agit donc d’une distinction importante : Billy a été relaxé et non condamné pour les faits qui lui étaient reprochés.
Cette décision met fin à la détention provisoire qui pesait sur lui dans cette procédure.
Ses biens doivent lui être restitués
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La restitution de ses biens constitue l’autre élément important de cette affaire.
Le parquet avait expressément demandé que son véhicule et ses téléphones portables lui soient rendus. Cette demande intervenait après plusieurs mois de saisie dans le cadre de la procédure.
La décision de la Cour permet donc également au créateur de contenus de récupérer les biens concernés par la procédure, conformément à ce qui a été ordonné par la juridiction.
Une affaire qui aura marqué les réseaux sociaux béninois
Pendant plusieurs mois, le dossier « Billy » a suscité un intérêt important au sein de l’opinion publique béninoise.
L’affaire a notamment posé la question de la frontière entre les activités numériques ordinaires, les services proposés sur les réseaux sociaux et les pratiques susceptibles de relever de la cybercriminalité.
Au fil des audiences, Billy avait maintenu sa contestation des faits qui lui étaient reprochés.
Son avocat, Me Hugo Koukpolou, avait défendu la thèse d’un entrepreneur numérique dont les services étaient sollicités volontairement par des internautes.
Billy retrouve désormais sa liberté
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Après environ cinq mois de détention depuis son placement sous mandat de dépôt en mars, Arsène Kplédo peut désormais retrouver sa liberté.
La décision de la CRIET vient ainsi clore une procédure qui aura profondément marqué le créateur de contenus et ses proches.
Le parquet avait demandé la relaxe au bénéfice du doute. La Cour a finalement retenu cette voie.
Pour Billy, l’heure est désormais à la sortie de détention et à la reprise d’une vie normale, après plusieurs mois passés loin de ses proches et de son activité sur les réseaux sociaux.
Cette décision rappelle également un principe essentiel de la justice : lorsqu’une culpabilité ne peut être établie avec suffisamment de certitude, le doute doit profiter au prévenu.
Rédaction DUNIA NEW’S















