ÉGYPTE : AL-SISSI PROMET DE QUITTER LE POUVOIR EN 2030 ET VEUT FORMER SES FUTURS SUCCESSEURS À L’ACADÉMIE MILITAIRE
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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi affirme qu’il quittera le pouvoir à la fin de son mandat en 2030. Le 17 octobre 2026, il a également dévoilé un projet visant à préparer une nouvelle génération de dirigeants au sein de l’Académie militaire égyptienne. Le programme envisagé prévoit une formation de 30 mois pour des candidats potentiels à de hautes responsabilités publiques, y compris la présidence de la République. Une initiative qui ouvre déjà le débat sur les modalités de la succession politique en Égypte et sur la place de l’institution militaire dans ce processus.
« En 2030, mon mandat prendra fin »
Abdel Fattah al-Sissi a réaffirmé sa volonté de ne pas prolonger son séjour au pouvoir au-delà de 2030. Lors d’une cérémonie de remise de diplômes organisée à l’Académie militaire égyptienne, le chef de l’État a assuré que la Constitution ne serait pas modifiée pour lui permettre de rester président après cette échéance.
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Il a présenté sa décision comme définitive, déclarant que la question ne devait plus faire l’objet de discussions.
Arrivé à la présidence en 2014, après avoir dirigé l’armée égyptienne, Al-Sissi a été réélu en 2018 puis en 2023. Une révision constitutionnelle adoptée en 2019 a notamment modifié la durée du mandat présidentiel et rendu possible son maintien au pouvoir jusqu’en 2030.
Son dernier engagement intervient donc à moins de quatre ans de la fin annoncée de sa présidence. Reste désormais à voir comment cette transition se concrétisera dans les institutions politiques du pays.
Une formation de 30 mois pour préparer les futurs dirigeants
Au-delà de son annonce sur la fin de son mandat, le président égyptien a présenté un projet de formation destiné à préparer des personnalités capables d’assumer les plus hautes responsabilités de l’État.
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Le dispositif envisagé prévoit une sélection de candidats âgés de 40 à 50 ans et titulaires d’un doctorat obtenu dans une université reconnue, en Égypte ou à l’étranger.
Les personnes retenues suivraient ensuite une formation de 30 mois à l’Académie militaire égyptienne, représentant plus de 7 500 heures d’enseignement et de préparation, selon les informations rapportées par les médias égyptiens.
L’objectif affiché est de leur permettre de mieux comprendre le fonctionnement de l’État, la gestion de ses ressources et les responsabilités liées à la conduite des affaires publiques.
Le programme ne serait pas limité aux futurs candidats à la présidence. Il pourrait également préparer des responsables susceptibles d’occuper des fonctions ministérielles, des postes de gouverneurs ou des mandats parlementaires.
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Al-Sissi présente cette initiative comme un moyen de constituer un vivier de cadres capables d’assumer des responsabilités nationales.
Un comité chargé de définir les critères de sélection
Pour concrétiser le projet, Abdel Fattah al-Sissi a demandé au président de la Chambre des représentants de mettre en place un comité chargé de travailler sur les modalités de sélection des candidats et le cadre juridique du programme.
Cette instance devrait réunir des responsables politiques, des intellectuels et des représentants des secteurs concernés, notamment l’enseignement supérieur et la justice.
Ses travaux devront permettre de préciser les conditions d’admission, les critères d’évaluation et les dispositions législatives nécessaires à la mise en œuvre du dispositif.
Le président souhaite, selon les déclarations rapportées, que les futurs dirigeants soient sélectionnés sur la base de critères objectifs et qu’ils bénéficient d’une préparation approfondie avant d’accéder à des responsabilités importantes.
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Il a également évoqué la possibilité de laisser aux électeurs égyptiens le choix entre des candidats ayant suivi cette préparation.
Toutefois, les modalités exactes de cette sélection et son articulation avec les règles constitutionnelles de candidature à la présidence restent à préciser. À ce stade, il s’agit d’un projet annoncé dont le cadre juridique doit encore être élaboré.
La place de l’armée dans la future succession présidentielle
Le choix de l’Académie militaire comme centre de préparation des futurs dirigeants soulève également des questions sur le rôle de l’armée dans la vie politique égyptienne.
Depuis plusieurs décennies, les forces armées occupent une place importante dans les institutions et dans l’économie du pays. Abdel Fattah al-Sissi lui-même est un ancien chef militaire devenu président en 2014.
En confiant à une institution militaire la formation de candidats susceptibles de diriger l’État, le projet renforce le rôle de cette académie dans la préparation des futures élites dirigeantes.
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Pour ses promoteurs, une telle formation pourrait contribuer à mieux préparer les candidats aux exigences de la gouvernance. Mais la place accordée à l’armée dans ce processus pourrait également alimenter les interrogations sur l’équilibre entre les institutions militaires et civiles.
La question centrale sera notamment de savoir comment le futur dispositif garantira que la préparation des candidats s’inscrive dans le cadre constitutionnel et préserve le rôle des électeurs dans le choix de leurs dirigeants.
2030, une échéance politique majeure pour l’Égypte
À travers cette annonce, Abdel Fattah al-Sissi place la question de sa succession au cœur du débat politique égyptien. Sa promesse de quitter le pouvoir en 2030 s’accompagne d’une volonté affichée de préparer des personnalités capables de prendre le relais.
Le calendrier est désormais déterminant : le programme de formation envisagé doit durer 30 mois, tandis que la fin du mandat présidentiel est prévue pour 2030. Les prochains mois devront donc permettre de préciser les critères de sélection, d’élaborer les textes nécessaires et de déterminer comment ce dispositif s’articulera avec les mécanismes électoraux existants.
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Pour l’heure, aucune succession n’a été officiellement désignée. Le projet annoncé vise à préparer des candidats potentiels, mais il ne préjuge ni de l’identité du futur président ni de l’issue d’une prochaine élection.
Une chose est certaine : en affirmant qu’il ne cherchera pas à prolonger son mandat au-delà de 2030, tout en proposant un mécanisme de formation de futurs dirigeants, Al-Sissi place la préparation de l’après-présidence parmi les grands enjeux politiques des prochaines années en Égypte.
Rédaction DUNIA NEW’S.













