Tripoli de nouveau en proie à la violence : l’ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat

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Tripoli de nouveau en proie à la violence : l'ONU appelle à un cessez-le-feu immédiat

La capitale libyenne a été secouée par une nouvelle vague d’affrontements armés, marquant une dangereuse escalade de la violence dans un pays déjà profondément fragilisé par des années de conflits internes. Face à cette situation préoccupante, la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) a lancé un appel pressant en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel.

Dans un communiqué publié sur le réseau social X, la MANUL a fait part de sa « profonde préoccupation » concernant les combats qui ont éclaté dans plusieurs quartiers densément peuplés de Tripoli. « La MANUL est profondément alarmée par l’escalade de la violence dans des zones résidentielles, exposant d’innombrables civils à un grave danger », souligne le texte.

Cette recrudescence de la violence a été déclenchée par la mort d’Abdel Ghani al-Kikli, une figure influente et chef de l’Appareil de soutien à la stabilité, entité paramilitaire liée au Conseil présidentiel. Sa disparition a immédiatement provoqué des heurts armés, notamment dans les quartiers de Salah al-Din et d’Abu Salim, transformant certaines zones de la capitale en véritables champs de bataille urbains.

Appelant toutes les parties au conflit à la retenue, la mission onusienne exhorte à engager un « dialogue sérieux et de bonne foi » pour résoudre les différends de manière pacifique. Elle réaffirme également sa volonté de soutenir toute initiative de médiation, mettant à disposition ses bons offices pour favoriser un retour au calme.

La situation sécuritaire en Libye demeure particulièrement instable, exacerbée par la dualité du pouvoir politique. Deux gouvernements rivaux continuent de se disputer la légitimité : d’un côté, le gouvernement d’union nationale, basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale, dirigé par Abdel Hamid Dbeibah ; de l’autre, une administration parallèle siégeant à Benghazi, sous la direction d’Oussama Hamad.

Dans ce climat de tensions persistantes, les espoirs de la population reposent en grande partie sur la tenue d’élections libres et transparentes, attendues depuis des années. Ces scrutins sont perçus par beaucoup comme la seule voie possible vers une stabilisation durable du pays.

Alors que les affrontements se poursuivent à Tripoli, les organisations humanitaires redoutent une aggravation de la crise humanitaire. La communauté internationale, pour sa part, continue d’appeler à la fin des violences et à la reprise d’un processus politique inclusif.

Imam chroniqueur Babacar Diop

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