🇧🇯 BÉNIN : À LA CRIET, UN EX-FIANCÉ POURSUIVI APRÈS LA SÉQUESTRATION PRÉSUMÉE D’UNE JEUNE FEMME ENCEINTE

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🇧🇯 BÉNIN : À LA CRIET, UN EX-FIANCÉ POURSUIVI APRÈS LA SÉQUESTRATION PRÉSUMÉE D’UNE JEUNE FEMME ENCEINTE

Cotonou – DUNIA NEW’S. Une affaire sentimentale a pris une tournure judiciaire devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Deux hommes, dont l’ancien fiancé d’une jeune femme de 22 ans, sont poursuivis pour des faits présumés de séquestration à la suite d’une rupture amoureuse. La victime, qui avait refait sa vie avec un autre homme et était enceinte au moment des faits, affirme avoir été retenue contre son gré afin de la convaincre de reprendre son ancienne relation.

L’affaire, révélée par Libre Express, a également été rapportée par BIP Radio et plusieurs autres médias béninois, qui ont relaté les principaux éléments présentés devant la juridiction.

Une relation de plusieurs années qui tourne au conflit

Les faits remontent à la fin du mois de mai 2026, dans la commune de Zakpota, dans le département du Zou.

Selon les éléments rapportés à l’audience, la jeune femme entretenait depuis quatre à cinq ans une relation avec le principal prévenu. Celui-ci avait, au cours de cette période, officiellement demandé sa main auprès de sa famille.

Mais avec le temps, la jeune femme aurait décidé de mettre un terme à cette relation, estimant que celle-ci n’avait plus d’avenir.

Après un échec au baccalauréat, elle souhaitait notamment apprendre un métier. D’après son témoignage devant la CRIET, ses parents auraient toutefois estimé que cette décision devait être prise avec l’accord de son fiancé.

Elle a finalement obtenu l’autorisation de s’installer à Cotonou, où elle travaillait comme ménagère. C’est dans la capitale économique béninoise qu’elle aurait rencontré un autre homme avec lequel elle a commencé une nouvelle relation.

Au moment des faits, elle était enceinte de deux mois de ce nouveau compagnon, selon les informations rapportées par BIP Radio.

Interceptée sur la route après avoir présenté son nouveau compagnon

Toujours selon le récit livré devant la Cour, la jeune femme venait de se rendre au village pour présenter son nouveau compagnon à sa famille.

Sur le chemin du retour, alors qu’elle se déplaçait à moto avec son jeune frère pour raccompagner une invitée, plusieurs individus auraient barré leur route.

La victime affirme avoir reconnu parmi eux son ancien fiancé ainsi qu’un de ses proches.

Après avoir reconduit son jeune frère et la motocyclette au domicile familial, elle aurait été conduite chez son ex-fiancé. Elle y serait restée du dimanche au lundi.

La jeune femme a indiqué devant les juges qu’elle n’avait pas subi de violences physiques durant cette période. Elle affirme cependant avoir fait l’objet de pressions répétées afin de reprendre sa relation avec son ancien fiancé.

Sa grossesse au cœur des discussions

La situation aurait pris une tournure particulièrement délicate lorsque la jeune femme a expliqué à ses ravisseurs présumés qu’elle avait désormais un autre compagnon et qu’elle était enceinte.

Selon son témoignage, les deux hommes auraient malgré tout insisté pour qu’elle reprenne son ancienne relation. Ils lui auraient même proposé que son ex-fiancé élève l’enfant à naître comme s’il était le sien.

Face à cette proposition, la jeune femme aurait maintenu son refus.

C’est alors qu’elle aurait imaginé un stratagème pour sortir de la situation dans laquelle elle se trouvait.

Elle aurait simulé des douleurs au ventre et demandé à être conduite dans un centre de santé. Une fois arrivée à l’hôpital, elle aurait expliqué sa situation au personnel soignant, qui aurait alerté les forces de l’ordre.

Les deux hommes ont ensuite été interpellés, selon les différents récits de l’affaire.

L’ex-fiancé reconnaît les faits, son coaccusé conteste

Devant la CRIET, les deux prévenus n’ont pas adopté la même ligne de défense.

L’ancien fiancé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son coaccusé, présenté comme un conducteur de taxi-moto et proche du principal prévenu, a en revanche contesté son implication.

La jeune femme, de son côté, a indiqué ne réclamer aucune réparation financière.

Sa famille aurait néanmoins demandé qu’un état des dépenses engagées par l’ancien fiancé durant leur relation soit établi afin d’envisager un éventuel remboursement.

Le principal prévenu aurait déclaré ne pas vouloir récupérer cet argent. Son souhait, selon les éléments rapportés à l’audience, était plutôt de reprendre la vie commune avec son ancienne fiancée.

La CRIET rappelle l’importance du consentement

Au cours des débats, les juges ont rappelé qu’une relation passée, des fiançailles ou encore les dépenses effectuées pendant une relation ne donnent pas à une personne le droit d’imposer la reprise d’une vie commune.

La juridiction a notamment insisté sur le respect du consentement de la jeune femme et sur l’interdiction de toute union imposée ou obtenue sous la contrainte.

À l’issue de l’audience du 2 juillet 2026, le mandat de dépôt des deux prévenus a été maintenu. Le dossier avait alors été renvoyé au 27 août 2026, date prévue pour les réquisitions du ministère public.

Cette affaire illustre ainsi les conséquences judiciaires que peuvent entraîner des conflits liés à une rupture lorsque la volonté de l’un des partenaires n’est plus respectée.

Rédaction DUNIA NEW’S

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